La procédure de débat public autour du projet d’implantation de 100 éoliennes offshore en baie de Saint-Brieuc est close. L’enquête publique aura lieu dans quelques mois, elle permettra à nouveau l’expression citoyenne. La réunion publique de synthèse a montré que ce projet suscite encore des interrogations et aussi de farouches oppositions. Si certains questionnements sont légitimes, d’autres le sont moins… la défense de l’environnement servant parfois d’alibi aux tenants du statu quo.

Pour l’UDB, il convient de reposer le débat dans le contexte de la nécessaire transition énergétique.
La France a pris des décennies de retard principalement du fait du choix d’une politique du tout nucléaire.

Les énergies fossiles se raréfient et leur coût ne pourra qu’augmenter. Ces jours-ci, le prix du baril de pétrole repart à la hausse et c’est inéluctable. Il y a par ailleurs urgence à engager la sortie du nucléaire en rappelant que l’uranium n’est pas une ressource inépuisable.

La consommation d’électricité continue de croître, car la population augmente et de nouveaux usages voient le jour (numérique…).

Si tout le monde s’accorde à reconnaître l’urgence de la sobriété énergétique, il faudra plusieurs années et de lourds investissements pour obtenir des résultats significatifs. Par exemple, pour l’habitat qui représente près du tiers de l’énergie totale consommée en Bretagne, les estimations montrent qu’il faudra entre 25 ans et 35 ans pour obtenir une rénovation thermique efficiente des 1,6 millions de logements bretons.

Pour l’UDB, l’éolien offshore est pour la Bretagne une fantastique opportunité et un enjeu majeur.
S’il faut une politique très volontariste des économies d’énergies, il faut en parallèle développer l’ensemble du bouquet des énergies renouvelables. L’éolien offshore en fait partie. En Europe plus de 3.000 MW sont d’ores et déjà installés. Il est donc plus que temps d’agir.

Le projet de la baie de Saint-Brieuc contribuera à l’autonomie énergétique de la Bretagne. Les Bretons ont refusé à juste titre, à Plogoff comme ailleurs, l’implantation de centrales nucléaires. Il serait pour le moins contradictoire d’utiliser l’électricité nucléaire produite par nos voisins sans rien faire. Il faut aussi en finir avec le système centralisé de production et de distribution (dont le nucléaire est la caricature) pour favoriser au contraire la production d’énergie à un niveau local et régional ainsi que les « réseaux intelligents ».

Du point de vue de l’emploi et notamment de l’emploi industriel qui est la principale victime des délocalisations, l’enjeu n’est pas mince. La construction d’une partie des éoliennes en Bretagne créera des centaines d’emplois et pour le pays de Saint-Brieuc ce sont 140 emplois de techniciens de maintenance qui sont envisagés. Plus globalement, il convient d’emblée de positionner la Bretagne comme une région leader des énergies marines renouvelables.

Pour l’UDB, s’il n’est pas question de brader notre environnement, il n’est pas question non plus de faire de la Bretagne « un sanctuaire touristique ». Une Bretagne laboratoire de la transition énergétique et des énergies renouvelables, voilà un projet d’avenir, avec à la clef, des emplois durables pour notre jeunesse.
Pour l’Union démocratique bretonne,

Robert Pédron

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