Trente ans après le naufrage du chalutier La Jonque, qui avait entraîné la mort de cinq personnes, un homme embarqué à l’époque à bord du sous-marin Le Tonnant vient de fournir un témoignage qui devrait relancer l’enquête.

Cette enquête avait en effet présenté de nombreuses irrégularités, erreurs et étrangetés, qui évoquent de manière troublante les conditions de l’enquête sur un naufrage plus récent, celui du Bugaled Breizh.

Déjà, il y a trente ans, les familles soupçonnaient un sous-marin d’être à l’origine du naufrage, et la Marine nationale avait même été accusée d’élimination de preuves. Aujourd’hui, un homme embarqué à l’époque témoigne que le sous-marin avait alors connu un incident, dont la cause officielle n’aurait pas convaincu l’équipage.

Pourquoi cet élément n’avait-il pas été porté à la connaissance de la justice à l’époque ? Par respect pour les familles et les victimes, il est essentiel de rouvrir l’enquête. Il paraît indispensable d’entendre l’ensemble de l’équipage présent à bord du Tonnant au moment du naufrage de La Jonque.

Sans préjuger de la culpabilité de qui que ce soit, l’Union démocratique bretonne exhorte l’État et la Marine nationale à rompre la culture du secret autour des incidents liés aux sous-marins lanceurs d’engin.

Nil CAOUISSIN, porte-parole de l’Union démocratique bretonne (UDB)

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