Six structures rennaises, dont les Universités Rennes I et Rennes II, ont annoncé leur volonté de se fédérer pour constituer une Université de Rennes en lieu et place de l’actuelle Université Loire-Bretagne.

Pour l’Union démocratique bretonne, cette décision n’est pas une surprise tant le périmètre de l’UBL la rendait illisible. Trop vaste et dénuée d’identité, l’UBL était promise à l’échec. Il y a là une leçon à méditer pour toutes les institutions tentées de céder aux sirènes du « Grand Ouest » : les faits montrent que l’effet taille ne peut remplacer la cohésion et une identité reconnue.

Partir d’un territoire reconnu, celui de la Bretagne, porteur de solidarités, de création culturelle et de coopérations économiques, semble être une meilleure option

La constitution éventuelle d’une fédération limitée au périmètre métropolitain rennais, en lieu et place du « Grand Ouest », n’en est pas moins un problème car elle condamnerait les autres universités bretonnes à un inquiétant isolement. De la part d’une ville qui prétend au titre de capitale de la Bretagne et qui utilise abondamment ce titre dans sa communication, cette attitude est d’autant moins acceptable. Une « capitale » qui agit pour ses seuls intérêts n’est qu’un facteur de division et d’inégalités.

L’Union démocratique bretonne appelle à relancer une Université européenne de Bretagne, en y intégrant les structures d’enseignement supérieur nantaises. Partir d’un territoire reconnu, celui de la Bretagne, porteur de solidarités, de création culturelle et de coopérations économiques, semble être une meilleure option pour organiser les coopérations universitaires que l’isolement des pôles urbains.

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