L’AVAP… un acronyme mystérieux, qui a remplacé le barbare ZPPAUP. Cela signifie « Aire de valorisation de l’architecture et du patrimoine ». Au départ, quelque chose de vertueux : qui en effet pourrait être opposé à la mise en valeur de l’architecture et du patrimoine ? A l’arrivée, ç’AVAP pas mieux et on peut même dire que ça empire : une accumulation de décisions pointilleuses et bureaucratiques, qui confinent à ce que l’on pourrait appeler la loi de l’emmerdement maximum.

A Paimpol, l’AVAP a été approuvée par le Conseil Municipal en décembre 2012. A l’unanimité. Aujourd’hui, cette décision peut susciter plus de regrets que d’enthousiasme. C’est qu’en cinq ans, on ne compte plus les projets qui se sont heurtés à des refus peu ou mal argumentés. Résultat : des demandes et des retards en cascades, générateurs de surcoûts pour les propriétaires et les entreprises locales. Les porteurs de projets s’arrachent les cheveux, les artisans sont décontenancés… Les exemples sont multiples… Au lieu de faciliter l’installation de nouveaux résidents – notamment des jeunes, moins argentés – on leur complique la vie…

L’instruction paimpolaise des dossiers pose question : les décisions semblent prises sans transparence, sans cohérence et peuvent évoluer au gré des penchants – pour ne pas dire autre chose – des décisionnaires…

L’UDB Paimpol ne remet pas en cause la volonté de préserver le patrimoine. Dans une ville comme Paimpol, il y a lieu de ne pas faire et laisser faire n’importe quoi. Mais il faut admettre que le fonctionnement actuel n’est pas satisfaisant. Pourquoi ne pas faire un bilan d’étape, collectif, de l’AVAP ? Pourquoi ne pas remettre sur pied la Commission des permis de construire qui existait auparavant, qui réunirait majorité et opposition, et à laquelle pourraient être associés, avec voix consultative, des professionnels ? Mettre de la démocratie participative dans les rouages ne pourrait sûrement pas nuire…

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