L’Union démocratique bretonne condamne fermement la poursuite de l’agression des forces turques et djihadistes contre le canton d’Afrin, après deux mois de bombardements ayant fait de nombreuses victimes, y compris civiles.

L’entrée de l’armée turque et de ses supplétifs dans la ville d’Afrin est un grave recul pour les espoirs de paix et de démocratie au Moyen-Orient. Les Forces démocratiques syriennes (FDS) avaient entrepris de libérer la Syrie de Daech, avec un important soutien international. Aujourd’hui pourtant, l’intervention des troupes du dictateur Erdogan contre le canton d’Afrin détourne les FDS de la lutte contre Daech et permet à des groupes djihadistes de se constituer un bastion au Nord de la Syrie. Des exactions massives contre la population sont à craindre dans cette région jusque-là épargnée.

Malgré tout, la coalition internationale qui appuie les FDS dans l’est syrien s’est gardée d’opposer le moindre obstacle à l’attaque turque. Plus grave encore, la première défaite kurde face aux terroristes islamistes a eu lieu à l’initiative de la deuxième armée de l’OTAN. Comment la France peut-elle rester l’alliée militaire d’un pays qui propage le djihadisme? A-t-elle déjà oublié les atroces attentats commis sur son sol il y a à peine deux ans? L’attitude de la France aujourd’hui est comparable à celle qui a permis à la dictature de Franco de régner pendant 40 ans sur l’Espagne.

L’Union démocratique Bretonne réaffirme sa solidarité avec les Forces démocratiques syriennes, ainsi qu’avec les autorités et la population du canton d’Afrin. Elle appelle les alliés actuels de la Turquie, y compris le gouvernement français, à cesser toute coopération militaire et économique avec Erdogan tant qu’il poursuivra ses activités militaires pro-djihadistes en Syrie. La livraison de matériel anti-aériens aux FDS est également essentiel pour leur permettre de résister à l’offensive en cours. La survie de l’entité démocratique du Rojava est un enjeu crucial pour le Moyen-Orient comme pour l’Europe.