L’UDB dénonce l’intervention massive, violente et systématique des forces de l’ordre sur la ZAD de NDDL. Elle s’alarme de l’usage disproportionnée et sans discernement des armes et des méthodes de répression contre les occupant.e.s et leurs soutiens, ainsi que les conséquences dramatiques qui peuvent en découler, alors que le gouvernement maintient sur ce dossier (comme sur les autres conflits sociaux) une fermeté absolue.

Dans le dossier de Notre-Dame-des-Landes, l’UDB souhaite une régularisation des occupants. Elle constate d’ailleurs qu’un certain nombre d’entre eux ont joué le jeu en déposant un projet agricole et qu’ils sont délogés comme les autres. L’UDB note également qu’une demande de régularisation collective a été déposée à la Préfecture et que celle-ci n’a pas été prise en considération. Pourquoi ? Une régularisation collective reste une régularisation et la logique des communs n’est pas en contradiction avec l’idée d’État de droit.

Ce refus prouve deux choses : d’abord que l’État souhaitait intervenir et rappeler qui décide. Cela prouve aussi que l’État ne respecte pas ses annonces généreuses envers ceux qui avaient un projet et souhaite tuer dans l’œuf toute activité économique qu’il ne considère pas comme « conventionnelle ». Or, depuis plusieurs années déjà, un microsystème économique est né à Notre-Dame-des-Landes sur la base du partage.

À ce titre, l’UDB dénonce l’opération en cours qui prétend vouloir séparer le bon grain de l’ivraie, mais dont l’objectif réel est de réduire à néant l’émergence d’un monde différent.

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