Lannion, le 27 septembre 2017

Alors que le gouvernement tergiverse sur l’interdiction des pesticides, les colonies d’abeilles et la faune tout entière continuent de subir les conséquences de la chimie dans les sols. De façon schizophrénique, le gouvernement reconnaît la responsabilité des néonicotinoïdes (dont il s’attribue l’interdiction alors que celle-ci a été votée lors du mandat précédent), mais propose un dédommagement ridicule : 3 millions d’euros pour les apiculteurs de toute la France ! En Bretagne, cela correspondrait à seulement 100 000 €, alors que des centaines d’apiculteurs sont concernés. C’est bien insuffisant pour reconstituer les cheptels. L’UDB réclame donc une augmentation conséquente de l’enveloppe.

À l’heure où le record d’importation de soja transgénique vient d’être battu sur le port de Lorient, à l’heure où l’usage des pesticides de synthèse continue à progresser malgré les procès retentissants intentés à Monsanto par les victimes de ses produits, comment accepter le statu quo ?

L’Union démocratique bretonne soutient la manifestation du 30 septembre à Carhaix et appelle à y participer, par solidarité avec les apiculteurs, et pour réaffirmer l’urgente nécessité d’une transformation profonde des pratiques agricoles comme de l’organisation économique de l’agriculture.

 

UDB