La réforme du lycée et du baccalauréat du ministre Jean-Michel Blanquer commence à faire des vagues. Les futurs effets néfastes se font connaître maintenant. Nous nous apercevons que nous allons assister dès la rentrée 2019 à la métropolisation du lycée. Les principaux changements du lycée conduisent à abandonner les filières, de créer un tronc commun (français, histoire-géographie, LV1 et LV2,…) de choisir trois spécialités en Première puis deux en Terminale. Douze spécialités ont ainsi été créées parmi lesquelles les mathématiques, la physique-chimie, le numérique et les sciences informatiques (dont le CAPES n’existe pas aujourd’hui), ou la biologie-écologie,…

Pour autant, force est de constater que l’ensemble des lycées ne proposeront pas toutes les spécialités, et notamment les lycées ruraux. On en arrive donc à la concurrence entre les lycées. Les mieux lotis, en général dans les centres-villes des métropoles et des grandes villes, n’auront aucune difficulté à proposer toutes les spécialités ce qui renforcera leur attractivité. Encore une fois, on arrose là où l’herbe est déjà verte. C’est la poursuite de la politique de métropolisation lancée sous l’action de François Hollande. L’Union Démocratique Bretonne ne peut se satisfaire de voir les territoires mis en concurrence une nouvelle fois, ce qui va encore renforcer la fracture territoriale actuelle.

Nous nous opposons également à la concurrence entre les matières ce qui va créer un trouble au sein même des établissements entre professeurs qui devront jouer des coudes pour attirer les élèves et conserver leur poste. Nous ne pouvons pas non plus accepter que les élèves qui souhaitent suivre une spécialité que leur lycée ne produit pas seront contraints à suivre les cours du CNED (payant) ou bien à se déplacer dans d’autres lycées. Par exemple, seul le lycée de Fouesnant proposera la spécialité biologie-écologie dans tout le sud Finistère.

Cerise sur le gâteau, cette réforme se prépare dans le contexte d’une reprise des suppressions de postes d’enseignants dans le second degré, ce qui ne pourra évidemment qu’aggraver les conditions de la mise en oeuvre du nouveau système.

On assiste à la fois à une réforme jacobine et néo-libérale. L’UDB apporte tout son soutien à tous les enseignants, les lycéens ainsi que les parents d’élèves qui se mobilisent contre la réforme Blanquer.

Nil CAOUISSIN, porte-parole

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