Mme La Maire, Chers Collègues,

L’année dernière, nous étions nombreux à nous interroger sur le sens des politiques menées par l’État, particulièrement sur le pacte imposé aux collectivités territoriales qui remettait en question les grands principes des lois de décentralisation de 1982. Ces principes constitutionnels fondaient notre démocratie contemporaine. La Ville de Rennes, à l’instar de nombreuses grandes villes et métropoles avait pris la décision de signer ce pacte avec le Préfet.

Force est de constater, que la situation de la France s’est encore dégradée et que les décisions qui sont actuellement prises au sommet de l’État marquent un retour en arrière inédit et inquiétant pour les libertés, la justice et la paix sociale. A l’heure où les mécontentements se font de plus en plus pressants dans notre société, il est important de répondre aux attentes locales de nos concitoyens. Nombre d’entre eux, gilets jaunes ou personnes mobilisées sous d’autres formes, réclament de nouvelles formes démocratiques, comme le référendum d’initiative citoyenne ou le droit de participer aux décisions.

Dans ce contexte national perturbé, la Ville de Rennes continue à s’affirmer comme un territoire où l’égalité, la solidarité et la justice sociale restent au cœur du contrat passé avec les rennaises et les rennais. L’amélioration de l’accès au logement, l’attention particulière portée à l’éducation, la promotion de l’égalité, le respect de la diversité sous toute ses formes (linguistiques, sociales ou de genre) sont autant d’exemples qui confortent Rennes comme une ville juste et solidaire.

Rennes contrairement à sa Métropole est déjà lancée depuis plusieurs années dans des actions visant une meilleure prise en compte de l’avis de ses habitants. Le budget participatif est un bon exemple de cette volonté.

Pour Rennes, investir dans la vie et le développement des quartiers et la solidarité, est une évidence : nous affectons 13 millions d’euro au soutien à la vie associative et au fonctionnement des équipements de quartier, 12 millions au CCAS… Je ne listerai pas l’ensemble des politiques qui ont été détaillées par nos collègues.

Nous souhaitons cependant défendre, en lien avec les valeurs de gauche, une philosophie de bonne répartition entre investissement et fonctionnement. Il est important que la Ville maintienne son effort financier au profit du fonctionnement des services, des associations et des structures qui, dans tous les quartiers, accompagnent les citoyens dans leur vie quotidienne ou leurs projets.

En tant qu’employeur public, la ville a également un rôle à jouer pour favoriser la qualité de vie au travail. N’oublions pas que l’emploi public contribue largement à la dynamique économique de notre bassin d’emploi. Dans ce domaine, la Ville et la Métropole ont entre leurs mains un levier important de la politique de l’emploi et de la reconnaissance du rôle des fonctionnaires territoriaux.

Dans un contexte de crise et face aux nombreux besoins des populations, l’amélioration des conditions de travail et la lutte contre la précarité du personnel municipal sont des priorités. La transformation d’emplois de vacataires dans la restauration ou les centres d’accueils et de loisirs municipaux, va, à ce titre, dans le bon sens.

Le budget qui nous est présenté aujourd’hui respecte les grands équilibres et est fidèle au principe de solidarité qui compte beaucoup pour notre majorité. Chers collègues, le vote d’un budget est le moment de réaffirmer notre responsabilité face aux rennais, et d’en être digne. Je voterai ce budget 2019 qui a l’ambition de faire évoluer notre ville dans un contexte contraignant.

Groupe Union Démocratique Bretonne
Conseil municipal de Rennes
04/02/2019

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