Le 11 février 2019

L’Union démocratique bretonne a appris avec une grande satisfaction la nouvelle du sauvetage de la ligne Châteaubriant-Rennes à l’occasion de la signature du pacte d’accessibilité entre l’État et la région Bretagne. Depuis des années, le risque d’une rénovation partielle de la ligne planait, laissant craindre l’abandon du pays de Châteaubriant. La mobilisation constante et les arguments solides présentés par l’Association citoyenne Châteaubriant-Rennes en train, ainsi que le soutien d’élus locaux et de plusieurs partis politiques, ont permis d’éviter un nouveau recul de l’offre de transport ferroviaire en Bretagne.

Ce sauvetage obtenu in extremis ouvre les conditions d’une réflexion nouvelle sur le transport ferroviaire dans l’est de la Bretagne : pourquoi ne pas relier la ligne Châteaubriant-Rennes à la ligne Châteaubriant-Nantes, de manière à proposer des trajets TER entre les deux capitales bretonnes sans passer systématiquement par Redon ? Cette ligne, non empruntée par le TGV, pourrait ainsi être pleinement réservée à un service TER de proximité adapté aux besoins des habitants.

Reste à ne pas reproduire les erreurs du passé en négligeant l’entretien et l’adaptation de la ligne aux évolutions technologiques. La question de la capacité de SNCF Réseau à effectuer des missions de maintenance suffisantes sur l’ensemble du réseau reste posée. Dans les années à venir, un plan de modernisation de la ligne Châteaubriant-Rennes sera sans doute indispensable pour éviter l’obsolescence…

La vigilance et la mobilisation restent de mise, mais une victoire importante a été remportée pour des transports en commun au service du plus grand nombre.

Pour l’Union démocratique bretonne,
Nil Caouissin

UDB