Le 14 octobre 2019


Depuis deux ans, plusieurs responsables politiques ou associatifs sont emprisonnés pour leur soutien à l’organisation d’un référendum d’autodétermination en Catalogne, jugé comme un acte de rébellion et de sécession par la Constitution espagnole. Après plusieurs mois d’un procès que ne renierait pas Kafka, d’interrogatoires absurdes et de non-preuves, le verdict est tombé ce 14 octobre 2019 : de 9 à 13 ans de prison ferme pour 9 de ces personnes. Parmi ceux-ci, plusieurs membres d’Esquerra Republicana de Catalunya, partenaires politiques de l’UDB au sein de l’Alliance libre européenne.

Pour l’UDB, ce verdict est inadmissible. Il l’est d’autant plus pour un État membre de l’Union européenne. Le silence ayant suivi ce verdict est tout aussi inadmissible pour des États qui se disent « démocratiques ». Car de quoi sont accusés ces personnes ? Non pas d’avoir voulu renverser la monarchie armes à la main, mais d’avoir voulu, par les urnes, faire vivre la démocratie qui leur était refusée par les différents gouvernements.

Ce verdict est une honte et l’UDB attend du gouvernement français qu’elle dénonce cette mascarade de justice. L’État espagnol, par son attitude, creuse chaque jour le fossé entre la société catalane et la société espagnole. La France, de son côté, en faisant « confiance à la justice espagnole », n’honore pas les valeurs démocratiques qu’elle prétend incarner. L’UDB dénonce cette sentence qui traduit de facto l’existence de prisonniers politiques en Europe.

Victor Gallou

responsable des affaires internationales de l’UDB

Vice-président de l’Alliance libre européenne

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UDB