Malgré les engagements, y compris au plus haut niveau de l’État, promettant d’autoriser le signe diacritique “tilde” pour les prénoms bretons, une nouvelle “Affaire Fañch” vient d’éclater dans les Côtes-d’Armor, à Pabu plus précisément.

On pourrait épiloguer longuement sur le zèle d’un procureur, ou l’ignorance d’un service d’état civil qui n’ont sans doute pas été avisés que la proposition de loi Molac visant à autoriser l’utilisation du tilde avait été approuvée en première lecture par l’Assemblée nationale en février.

On pourrait aussi s’étonner qu’en pleine crise sanitaire, les services de l’État trouvent le temps de se pencher sur un symbole identitaire et culturel aussi minuscule…

On préférera tout à la fois exprimer notre colère et notre incompréhension face à un acharnement que rien ne justifie, sinon l’archaïsme jacobin…

Et rappeler qu’un autre signe diacritique pourrait faire l’objet d’une telle chasse aux sorcières : le macron ! Eh oui, le macron c’est ce trait plat au-dessus des voyelles (ex : ō). Alors, une question se pose : après le tilde, est-ce que le macron sera proscrit ?

En attendant… rendez nous le tilde en forme de vague… et par la même occasion, rendez nous la mer !

Pierre-Emmanuel Marais, porte-parole de l’Union démocratique bretonne

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