Maires, présidents de conseils départementaux, président de la Région Bretagne, rarement il n’y a eu en Bretagne une telle unanimité politique autour d’une même demande : que l’accès au littoral soit rouvert. La frustration, l’incompréhension voire la colère sont présentes au sein de la population, de manière tout à fait légitime face à une décision très parisiano-centrée. Cela montre à quel point le monde maritime est inconnu depuis Paris, ce qui dessert de manière générale la Bretagne. L’Union démocratique bretonne considère qu’il n’est pas juste que l’accès au littoral soit toujours interdit après le 11 mai, d’autant que la règle des 100 kms, si elle est réellement appliquée, nous met à l’abri d’un rush touristique… L’UDB demande donc que l’accès à la mer soit réglementé certes, comme pour les parcs et jardins, mais de nouveau autorisé.

Mais nous posons une autre question, qui devrait avoir le pouvoir de prendre ce genre de décisions ? Depuis des semaines nous notons une certaine critique face au pouvoir central, déconnecté des territoires, et incapable d’adapter sa politique aux réalités locales. La Bretagne, zone verte, ne pourrait accéder à ses plages parce que Paris l’a décidé ? Combien de temps allons-nous encore vivre dans ce système pyramidal qui a fait les preuves de son incurie ? Dans un système fédéral la situation serait tout autre et nous ne serions pas en train de demander, voire de quémander, une autorisation de la part de l’État central.

Pour montrer notre incompréhension face à l’absurdité de cette décision nous proposons aux Bretonnes et aux Bretons d’envoyer une carte postale de nos plages à Emmanuel Macron à cette adresse : Monsieur le président de la République, Palais de l’Élysée, 55 rue du Faubourg-Saint-Honoré, 75008 Paris. Pas besoin de timbre !

Pierre-Emmanuel Marais, porte-parole de l’Union démocratique bretonne

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