C’est avec beaucoup d’inquiétude que nous avons appris le 20 mai dernier que le breton devrait être en concurrence avec l’anglais à partir de la rentrée de septembre en primaire. Alors que jusqu’ici il y avait une co-existence intelligente entre notre langue et les langues étrangères, l’Éducation nationale a pris une nouvelle circulaire qui obligera les écoles à choisir le volume horaire imparti au breton sur le temps d’enseignement des langues étrangères ou régionales et non réparti sur l’ensemble des domaines disciplinaires ce qui permettait une plus grande souplesse. La concurrence risque d’être fatale pour l’initiation au breton. Alors que plus de 8 000 élèves bénéficient de cette initiation, les quatre associations (KLT, Mervent, Sked et An Oaled) chargées de cet enseignement pensent que 2 500 ne pourront plus en bénéficier dès septembre prochain et mettre en danger tout le système. Ainsi que pour les 40 emplois concernés.

Pourtant le conseil départemental avait voté à l’unanimité en 2016 la généralisation de l’initiation à tous les enfants. Encore une fois l’État central, déconnecté des territoires, impose une circulaire qui va à l’encontre des demandes de la population. Saluons la position du conseil départemental qui s’est prononcé contre cette circulaire. Nous appelons les huit députés du Finistère à réagir sur la question. Et nous rappelons que la question linguistique ne devrait pas être de la compétence de l’État central mais bien du conseil régional.

Bernard Le Mao, responsable fédéral de l’UDB Finistère

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