Dans un communiqué du 27 mai, Nissan, Renault et Mitsubishi annonçaient l’adoption d’un « nouveau business model de coopération afin d’améliorer la compétitivité et la rentabilité des trois entreprises ». On passe d’une logique de volume à une logique de valeur, où l’emploi reste une simple variable d’ajustement et quantité négligeable dans les décisions. Le plan très attendu du groupe Renault fait état de 4600 postes supprimés en France et ce, malgré le prêt garanti de l’État de 5 milliards d’euros.

Ce matin toutefois, à la sous-préfecture de Lorient, l’annonce est tombée : le site de Fonderie de Bretagne, à Caudan, ne fermera pas. Ni repreneur, ni licenciements dans l’immédiat. Pour le pays de Lorient, c’est un soulagement et une excellente nouvelle. L’UDB félicite les salariés et notamment les syndicalistes qui, durant ces quelques jours d’incertitude, ont tenu bon pour sauver leur emploi et cet outil stratégique.

Cependant, rien n’est acquis et il faudra rester vigilant. Les sites fonctionnant en sous-capacité, il va falloir diversifier l’activité de Fonderie de Bretagne afin d’atteindre les 30000 tonnes de fonte demandées et rendre le site rentable. Camions, bus, trains, trams, machines agricoles… l’enjeu est de réduire la dépendance à l’industrie automobile et de répondre aux nouvelles attentes de la société en termes de mobilité. L’UDB le réclamait déjà en 2013. Mieux vaut tard que jamais !

Pour l’Union démocratique bretonne,
la porte-parole Lydie Massard

UDB