Le 10 juillet 2020, lors de la session plénière du conseil régional de Bretagne, pour la première fois un président s’est prononcé pour une autonomie législative et financière. Un mur politique tombe. Pour l’Union démocratique bretonne, ceci est évidemment une avancée, au moins du point de vue sémantique.

En Europe comme partout ailleurs dans le monde, l’autonomie politique d’une région se définit par un pouvoir normatif, c’est-à-dire la possibilité de voter des lois, et par une capacité budgétaire à la hauteur des responsabilités confiées et protégée par le droit. Nous rappelons que plus de 200 millions d’Européen·ne·s vivent déjà dans une région autonome au sein d’un État fédéral ou permettant des statuts particuliers. L’UDB est donc satisfaite de constater que Loïg Chesnais-Girard s’est prononcé, dans l’hémicycle de l’assemblée régionale, en faveur de l’accession de la Bretagne à cette pleine autonomie, une Bretagne qu’il dit souhaiter réunifiée. Maintenant, il faut agir !

L’autonomie politique de la Bretagne est l’outil au service des autonomies concrètes et de la stratégie de résilience dont nous avons collectivement besoin pour surpasser les crises climatique, écologique et sanitaire comme celle que nous traversons avec le Covid-19 :

  • autonomie alimentaire : pour réduire la dépendance de l’agriculture bretonne aux importations d’intrants, pour développer et généraliser les systèmes alimentaires locaux en Bretagne ;
  • autonomie énergétique : pour accélérer le développement des énergies vertes et généraliser la recherche d’efficacité et la sobriété, pour avancer plus vite vers une économie décarbonée ;
  • autonomie des personnes : pour faciliter l’entrée des jeunes dans la vie active, pour permettre aux personnes en situation de handicap d’exercer leurs droits de citoyen·ne y compris dans le monde professionnel, pour que chacun·e puisse vieillir dans la dignité ;
  • autonomie éducative et culturelle : pour intégrer l’histoire, la géographie et les cultures de Bretagne dans les programmes scolaires, pour sécuriser le parcours professionnel des artistes, pour généraliser l’offre d’un enseignement bilingue dans les écoles, collèges et lycées ;
  • autonomie aussi pour disposer enfin des moyens qui permettront de rééquilibrer l’est, l’ouest et le centre de la Bretagne au plan économique et démographique.

Depuis 1964, l’UDB porte avec constance ce projet d’émancipation individuelle et collective pour la Bretagne et le peuple breton. Le temps est venu de passer aux actes.

Lydie Massard, porte-parole de l’Union démocratique bretonne

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