La société italienne Fincantieri avait signé en février 2018 un accord pour le rachat de 50 % des parts des Chantiers de l’Atlantique, à Saint-Nazaire, à l’État français pour 59,7 millions d’euros. Le dossier n’avance pas et Fincantieri pointe la responsabilité de l’Europe dans la création, ou non, d’un futur champion européen de la construction navale, susceptible de concurrencer ses rivaux asiatiques.

Pour l’Union démocratique bretonne, le rachat des Chantiers de l’Atlantique par Fincantieri est également sous la menace d’une emprise chinoise qui pourrait hypothéquer son avenir en s’emparant de la technologie industrielle à la pointe de l’innovation et disposant d’un savoir-faire unique au monde. A ce titre, est-il besoin de rappeler, que le carnet de commandes des paquebots de croisières garantit l’emploi jusqu’en 2030 et que le futur porte-avions à propulsion nucléaire y sera à partir de 2025 pour une mise en service actif prévue en 2038.

Le rachat des Chantiers de l’Atlantique est donc un dossier ultra-sensible à tout point de vue. Être dans une région faible dans un État ultra-centralisé, n’aide pas à trouver une solution européenne garantissant la sauvegarde des 3 300 emplois des chantiers nazairiens, soit 10 000 salariés en 2020, sous-traitants inclus.

Pour l’UDB, l’occasion à ne pas manquer est d’associer les acteurs de la filière navale et industrielle de l’ensemble de la Bretagne, Loire-Atlantique incluse, dans le cadre d’un projet d’intégration à l’actionnariat des Chantiers de l’Atlantique pour éviter la prise de contrôle du joyau de la construction navale bretonne par l’italien Fincantieri et ses partenaires chinois. Un champion régional pourra concurrencer les constructeurs asiatiques dans la perspective d’une coopération entre les administrations régionales Pays de la Loire, Bretagne et d’autres collectivités, afin de pallier le manque d’ambition de l’État français. Il est également urgent de revoir les règles d’attribution des marchés en ajoutant un critère minimal sur la part de l’emploi régional d’au moins 25-30 % dans les appels d’offre publics, les critères socio-environnementaux étant fixés à 10 %.

Tanguy Kermorgant, responsable fédéral Union démocratique bretonne de Loire-Atlantique





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