Conseil municipal de Lorient du 1er avril 2021. Intervention de Gael Briand, élu UDB (groupe Lorient en Commun)

2.3 Dépenses de fonctionnement pour les écoles privées

Madame Christien, Monsieur le Maire, chers collègues,

A force de ne raisonner qu’en terme comptable, on ne se pose plus les questions essentielles. Sur le sujet qui nous importe ici, je propose de réfléchir sur la notion d’« école privée » ? Par définition, on peut considérer qu’il s’agit d’une école qui n’est pas publique. Alors, si l’on doit définir une chose par rapport à une autre, qu’est-ce alors qu’une école publique ? Je ne crois pas me tromper en disant qu’il s’agit d’une école ouverte à toutes et tous, quelque soit le niveau de revenu, les convictions religieuses ou la culture qui est la sienne. Pour parvenir à cette mixité sociale, religieuse, culturelle, l’école publique a donc adopté deux principes de base : la gratuité d’une part qui consiste à ne pas avoir de frais de scolarisation pour les familles (du moins pour l’aspect éducatif), la laïcité d’autre part qui permet une neutralité indispensable à la bonne cohabitation des différences. En miroir, une école privée est une école qui n’est ni gratuite, ni laïque. Que l’on comprenne bien mon propos, je suis favorable à la liberté de choix des familles, mais je m’interroge cependant : cela fait des décennies que les écoles dites « privées » ne sont plus confessionnelles. Aujourd’hui, trop de parents refusent la mixité sociale, religieuse et/ou culturelle, et utilisent les écoles privées comme moyen de détournement de la carte scolaire. Et pour cela, la puissance publique aide ces familles en leur octroyant de nouveaux moyens !

Je sais que la mairie n’est pas responsable de cela. En revanche, j’avais indiqué lors d’un précédent conseil municipal que notre groupe aurait apprécié d’avoir un vote séparé concernant Diwan. Si vous avez bien suivi mon raisonnement précédent, Diwan étant une école gratuite et laïque, elle devrait être publique. Or, elle ne l’est pas. Pourquoi ? Parce que la définition de ce qui est public ou non revient à l’État. Or, notre État refuse ce statut à ce réseau d’écoles sous prétexte qu’on y pratique l’immersion en langue bretonne. Une discrimination contre laquelle je m’oppose et qui explique que je m’abstiendrais seulement sur ce bordereau. En ce qui concerne mes collègues, ils voteront selon leurs propres convictions.

Réponse du maire, M. Loher : Acceptation du principe de vote séparé pour le prochain exercice

[Note de Gael Briand : Cela ne change ni les financements, ni la loi, mais en creux, c’est une reconnaissance pour la spécificité de Diwan par la majorité municipale de Lorient. Un symbole intéressant à exploiter]

UDB

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