L’Union démocratique bretonne de Loire-Atlantique tient à saluer le travail de nos parlementaires,
au Sénat et à l’Assemblée nationale qui viennent d’adopter jeudi 8 avril la proposition de loi
présentée par Paul Molac, député breton du Morbihan, et relative à la protection patrimoniale des
langues régionales et à leur promotion. Résultat du scrutin : 247 voix pour et 76 voix contre.
L’opposition de Jean-Michel Blanquer, du gouvernement, de Mélenchon et des députés de la
France insoumise n’aura pas suffit à faire plier la volonté de la grande majorité de nos députés de
faire avancer notre démocratie vers plus de libertés pour les langues de France.
Nous nous réjouissons de ce vote transpartisan qui pour la première fois dans l’histoire de notre
pays, et de notre République, donne un statut légal à nos langues régionales. Elle tient à saluer et
à remercier sincèrement les 7 députés bretons de Loire-Atlantique présents lors du scrutin de
jeudi qui ont tous votés pour ce projet de loi : Aude Adamou (laRem), Anne-France Brunet
(laRem), Yves Daniel (laRem), Audrey Dufeu (laRem), Yannick Haury (laRem), Sandrine Josso
(Modem et apparentés), François de Rugy (laRem). Nous tenons aussi à remercier pour leur
vote et leur soutien Guillaume Garot (Socialistes et apparentés) député de la Mayenne et
Mathieu Orphelin (Non inscrits) député du Maine-et-Loire.
Cette loi permet de nombreuses avancées : sur le plan de l’enseignement immersif qui est autorisé
dans l’enseignement public, sur le versement du forfait scolaire aux écoles bilingues associatives
sous contrat avec l’État (réseau Diwan), sur l’affichage bilingue des panneaux de signalisation, sur
la signature de conventions entre l’État et les régions pour l’enseignement des langues régionales…
Le « tilde », présent dans plusieurs langues latines, mais qui n’était pas reconnu par notre
administration, est enfin devenu légal ! Concrètement, face au pouvoir administratif, les parents
qui en Bretagne ou ailleurs veulent appeler leur enfant Fañch n’auront plus besoin de faire appel à
la justice pour faire valoir leur droit d’utiliser ce signe diacritique présent en breton mais aussi dans
l’histoire de la langue française. C’est donc aussi, et paradoxalement, une avancée pour le
français notre langue commune.

Tanguy Kermorgant
Responsable fédéral
Union démocratique bretonne de Loire-Atlantique





Nous contacter

07 87 36 41 66

watchxxx.top pornovideo8.com seexxxnow.net