Nous avons appris hier soir qu’une soixantaine de députés de la République en Marche a déposé un recours auprès du Conseil constitutionnel à propos de la loi Molac sur la préservation et la promotion des langues dites régionales. Nous savions que Jean-Michel Blanquer n’avait que peu goûté d’être mis en minorité par sa propre majorité, mais ce qui vient de se passer est tout simplement une honte et confirme deux choses :

– l’appareil de LREM n’accepte pas les règles de la démocratie. Même quand ses propres parlementaires votent un texte, il cherche tous les moyens que lui offre un régime pyramidal pour atteindre son objectif, quitte à bafouer un vote pourtant sans appel (247 voix pour la loi contre 76) ;

– le destin de nos langues minorisées ne peut pas se jouer à la roulette russe à Paris ! Nous saluons l’engagement résolu de Paul Molac en tant que député face à ses collègues. Pour nous c’est un non-sens total que l’avenir de nos langues soit entre les mains de personnes qui ne connaissent rien à la question. Ces personnes n’ont d’ailleurs aucune légitimité à décider du statut du breton et du gallo en Bretagne au côté du français, langue commune de tous les citoyens de la République.

L’acharnement du gouvernement et d’une partie des parlementaires de la majorité jette un trouble supplémentaire sur les relations entre l’État et les régions. Cette décision va laisser des traces. L’autonomie que nous appelons de nos vœux pour la Bretagne n’en paraît que plus urgente encore.

Pierre-Emmanuel Marais, porte-parole de l’Union démocratique bretonne





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