L’UDB est contre le projet de centrale nucléaire de Cordemais

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Cordemais

Par un communiqué du 22 octobre 2021, la Présidente de la région administrative des Pays de la Loire s’est prononcée en faveur de l’implantation d’une centrale nucléaire de type SMR (Small Modular Reactor) au sud de la Bretagne, en Loire-Atlantique à Cordemais, entre Nantes et Saint-Nazaire.

Alors que le Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’équilibre des territoires (SRADDET) de la région administrative des Pays de la Loire prévoit 100 % d’énergies renouvelables en 2050, l’annonce de la Présidente de la région administrative colle aux positions du Président de la République en faveur d’une poursuite massive de l’industrie nucléaire en France.

L’Union démocratique bretonne (UDB) s’oppose à un tel projet. L’avenir de la centrale électrique de Cordemais doit s’inscrire dans un projet sans charbon ni nucléaire, en poursuivant l’expérimentation pouvant faire à terme de Cordemais un site pilote de la transition énergétique, par exemple autour du projet Ecocombust.

L’actuelle centrale de Cordemais va fermer en 2026 et l’impact social sera très important, surtout si la seule perspective donnée aux salarié·e·s est une reconversion nucléaire en 2035 ! Les projets de centrales SMR reposent sur des technologies actuellement non maîtrisées en France et apparaissent comme une fuite en avant en même temps qu’un saut dans l’inconnu au regard du fiasco des EPR. La Cour des Comptes a calculé que la seule construction de l’EPR de Flamanville coûtera aux contribuables au bas mot 19 milliards d’euros au lieu des 2,8 milliards prévus initialement par EDF, soit un rapport de 1 à 7 ! Les centrales nucléaires ne peuvent être considérées comme des énergies propres, au-delà des coûts faramineux engagés.

En outre, multiplier les SMR sur le territoire français, à raison de plusieurs centaines, ce serait inévitablement multiplier les risques pour la sécurité et la santé des populations. C’est une attitude clairement irresponsable.

Alors que la Bretagne pourrait s’engager dans une stratégie 100 % renouvelable à l’image d’un pays comme le Danemark qui fait sa taille, notamment en mettant en valeur ses ressources marines et fluviales, les choix français semblent fléchés sur le nucléaire alors que ces moyens pourraient être mobilisés dans la lutte contre le changement climatique et pour un changement de modèle énergétique.

Par ailleurs, l’UDB rappelle que le choix de Cordemais pour installer un SMR ne prend pas en compte les risques de submersion de la zone tels que détaillés dans les dernières projections du GIEC. Tout le monde semble avoir oublié qu’en décembre 1999, la France est passée tout près d’une catastrophe nucléaire au Blayais (estuaire de la Gironde) à cause d’une submersion.

Comme pour les projets de centrales nucléaires de Plogoff, du Pellerin et du Carnet, nous ne doutons pas que les Bretonnes et les Bretons des cinq départements se mobiliseront contre ce projet insensé de SMR à Cordemais. L’UDB sera à leurs côtés.

Ainsi, pour une réelle stratégie de lutte contre le réchauffement climatique, l’UDB continuera de porter un projet d’autonomie politique aux antipodes des projets jacobins et pro-nucléaires du Président Macron et de ses alliés politiques qui, sur ce sujet, se trouvent à droite mais aussi à l’extrême droite.

Pierre-Emmanuel Marais, porte-parole de l’Union démocratique bretonne

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