Nantes est forte de sa culture, de son patrimoine et de la culture bretonne qui font d’elle une ville singulière.
Cependant, face à la diminution du nombre de locuteurs et de locutrices en langue bretonne sur les 5 départements bretons, face à l’abandon de la culture bretonne par la Région : un engagement de la Ville de Nantes est d’autant plus crucial.
Les enjeux sont aussi démocratiques : la population nantaise doit pouvoir s’exprimer directement sur son rattachement à la Bretagne administrative.
Un soutien accru aux langues de Bretagne
La Bretagne est riche de sa diversité culturelle et linguistique. Nantes, sa capitale historique, doit continuer à se mettre au service du plurilinguisme, en faisant vivre pleinement les langues de Bretagne. Leur avenir passe par la formation de nouveaux locuteurs et locutrices, et donc le développement d’une offre bilingue, pour tous les enfants de Nantes.
Une réponse démocratique à Nantes pour la réunification
La réunification administrative de la Bretagne est un enjeu au cœur des questions démocratiques locales. La Ville de Nantes devra être exemplaire et avancer sur une consultation des citoyennes et des citoyens, quant à la réunification du territoire breton.
Une culture bretonne reconnue et assumée
Le soutien aux acteurs et actrices de la culture bretonne à Nantes doit se poursuivre. Cela passera notamment par l’accompagnement et le financement du futur centre Kejadenn, qui s’installera dans la Tour Bretagne.
Les propositions qui suivent s’inscrivent pleinement dans la réponse que doit apporter une Ville comme Nantes aux crises écologiques, sociales et démocratiques actuelles.
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Réunification de la Bretagne :
1) Organiser une convention citoyenne sur les modalités de consultation des nantaises et nantais au sujet de la réunification administrative de la Bretagne, au plus tard dans la seconde année du mandat (2027).
2) Organiser un vote consultatif à l’échelle de la ville de Nantes à l’occasion des élections présidentielles de 2027 (ou régionales 2028).
3) Poursuivre la mobilisation des collectivités territoriales participant à l’instance “Réunification de la Bretagne”.
4) Associer la Ville de Rennes aux réflexions et actions pour qu’une issue démocratique soit trouvée à la question de la réunification de la Bretagne.
Politique linguistiques – Langues de Bretagne
5) Adopter un schéma de politique linguistique ambitieux “langues de Bretagne” 2026-2032 en conseil municipal et recruter un·e agent·e brittophone pour la conduite des projets liés à la Politique linguistique.
6) Disposer de douze écoles primaires bilingues publiques à la fin du mandat (2032).
7) Prioriser le recrutement et/ou la formation des ATSEM (agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles) à la langue bretonne. L’objectif sera qu’à la fin du mandat 75% des ATSEM intervenant en classes bilingues français-breton maîtrisent le breton.
8) Valider le niveau 2 et s’engager sur le niveau 3 de la Charte Ya d’ar brezhoneg / Oui au breton.
9) Demander à être signataire de la convention État – Collectivités territoriales – Office Public de la Langue Bretonne conformément à l’article L312-10 du Code de l’éducation.
10) S’engager à ouvrir une crèche publique bilingue français-breton.
11) Soutenir davantage Diwan avec l’objectif d’ouverture d’une deuxième école à Nantes, en lien avec l’AEP Diwan.
12) Soutien de Nantes métropole au réseau des écoles Diwan de la métropole nantaise en mettant en place une gestion métropolitaine du forfait scolaire des écoles Diwan.
13) Renforcer la place de la langue bretonne dans l’espace public et les transports en commun (Stations tramway et busway, annonces Naolib…).
14) Engagement à poursuivre le déploiement des plaques de rues bilingues français-breton pour couvrir l’ensemble du quartier centre-ville et dans trois quartiers supplémentaires.
15) Traduction des principales pages des sites internet de la Ville de Nantes et du Voyage à Nantes en breton.
16) Traduction en breton de Liberté (Frankiz) au mémorial d’abolition de l’esclavage.
17) Co-organiser avec la Ville de Rennes deux temps forts (colloques…) autour des langues de Bretagne et leur avenir.
18) Demander à la Présidente de l’Université de Nantes que chaque étudiant·e puisse apprendre le breton à l’université.
19) Demander l’ouverture d’une licence “Professorat des écoles” (LPE) bilingue selon le modèle de l’université de Brest.
Culturel et associatif
20) Financer le projet de centre culturel Kejadenn au rez-de-chaussée de la Tour Bretagne dans le cadre d’un soutien renforcé à l’Agence Culturelle bretonne.
21) Finalisation d’une convention pluriannuelle d’objectifs et de moyens entre la Ville de Nantes, la Région Bretagne et l’Agence Culturelle Bretonne.
22) Fusion des opéras de Nantes-Angers et Rennes.
23) Adopter une feuille de route des pratiques culturelles, sportives et populaires bretonnes.
24) Poursuite du soutien au festival Celtomania et aux autres acteurs culturels bretons.
25) Création d’un centre de formation musicale bretonne en lien avec le Bagad de Nantes.
26) Soutien au développement du football gaélique.
27) Développer le jumelage avec Cardiff notamment sous l’angle linguistique (langues bretonne et galloise) et sportif (matchs de football et de rugby entre les clubs des deux villes).
Un nerzh eo identelezh Breizh e Naoned en ur bed ma c’hell an identelezhioù enebiñ a-wechoù. Peogwir ez eo ul lodenn eus hec’h istor hag he glad, ober a ra an identelezh-se eus Naoned ur gêr dibar, degemerus ha digor war ar bed.
Gounit an dibarder-se a dalvez reiñ an tu da anavezout ha da vleuniañ ur sevenadur lec’hel hag a zo en arvar. Diskouez a ra ivez e c’hall Meurgêr-Naoned mirout hec’h identelezh pobl en ur bed standardekoc’h-standardekaet bepred.