Intervention lors du débat d’orientation budgétaire 2022

Intervention lors du débat d’orientation budgétaire 2022

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Intervention lors du Conseil Municipal de Nantes
Le 09/12/2022

Mme la Maire, cher·es collègues,

Le débat d’orientation budgétaire est un moment important.

En cette période de crises multiples, climatique, économique, sociale, il nous faut continuer à mettre en œuvre des politiques publiques au plus près des Nantaises et des Nantais.

En 2023 Pascal Bolo l’a expliqué – l‘inflation restera à un niveau élevé (entre 4 et 7%) avec notamment la poursuite de la hausse de l’énergie et des produits alimentaires de base.

Dans ce contexte, la situation financière de la Ville reste saine même si le vote du budget 2023 devrait se faire sur la base d’une baisse de notre taux d’épargne brute de 9 à 8% et d’un ré-endettement de l’ordre de 100 millions sur 5 ans.

Ces mesures nous permettront de bénéficier de quelques marges de manœuvre supplémentaires, pour répondre :
– aux besoins liés à la croissance démographique dans notre Ville,
– et accompagner la résilience du territoire avec notamment la mise en place d’un premier budget climat.

Le contexte c’est aussi le constat répété années après années, d’une trop forte dépendance des Villes et Collectivités territoriales aux dotations de l’État.

Nous notons ainsi le retour de la contractualisation via un pacte dit de confiance.
Même si Mme Borne semble ne pas vouloir mettre en place de système de sanction, ce pacte reste une belle formule pour parler de mise sous tutelle de nos finances dans le cadre d’une volonté politique de poursuite d’une exception européenne, le centralisme à la française.

Finalement, que de reculs depuis les premières lois de décentralisation !

Et pendant ce temps, les annonces jupitériennes se succèdent :
– demande d’annulation des festivals culturels pendant les Jeux Olympiques parisiens alors que 80% du budget du ministère de la Culture va déjà à la Ville Lumière… Elle nous coûte cher cette lumière dont nous n’apercevons que quelques halos.
proposition de mise en place de RER dans dix villes de province sans concertation : Quid des sillons existant déjà largement réservés aux TGV, Quid des travaux et chantiers déjà en cours ?
Octroi de 200 millions d’euros pour les transports d’Île-de-France et la moitié pour le reste des régions administratives françaises.

Généreusement, le Président de la République et son gouvernement nous expliquent comment faire, avec d’hypothétiques financements à la clé. Là, on n’est plus dans le descendant mais dans le condescendant.
Or, une réelle autonomie politique et fiscale nous permettrait de mieux nous adapter aux crises sanitaires, écologiques et socio-économiques actuelles.

C’est la réforme essentielle pour laquelle nous militons à l’UDB.

Et avant de conclure, petite précision concernant l’expression « république une et indivisible » qui date de la constitution de 1793. Dans la constitution actuelle, la république est indivisible, soit, mais elle reconnaît aussi la diversité des territoires, des statuts spécifiques, notamment en Outremer… et peut-être une Bretagne réunifiée.

En conclusion, pour revenir au débat d’orientation budgétaire, le groupe UDB est favorable aux orientations présentées.

Je vous remercie de votre attention,

Pierre-Emmanuel Marais-Jegat
Groupe UDB Ville de Nantes

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