Le Gwen Ha Du à la Mairie de Nantes, c’est définitivement validé !

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Intervention lors du Conseil Municipal de Nantes
Le 06/12/2024

Sans surprise, le groupe UDB à la Ville se réjouit de cette délibération. Elle sanctuarise légalement le pavoisement du drapeau breton sur le parvis de l’Hôtel de Ville. C’est aussi la validation d’un engagement du programme commun à notre majorité.

Nous nous en réjouissons, parce qu’au-delà du drapeau, il s’agit d’une reconnaissance de l’identité bretonne de Nantes. 

Être breton.ne c’est un choix.

S’identifier comme Bretonne ou Breton n’est pas anodin. C’est un choix affectif, qui mobilise un fait historique, culturel et social.

Être Bretonne ou Breton c’est aussi adopter un territoire large et riche par sa diversité. Un territoire qui va de la mer d’Iroise à la terre de Clisson, de la grande métropole de Nantes à Gouarec dans le Kreiz Breizh, de la Côte de Granit Rose aux côtes du Pays de Retz.

Mais la Bretagne est plus qu’un territoire, c’est aussi un passé. Une Histoire invisibilisée au nom d’une France une et indivisible. Nos manuels d’histoire au collège ou au lycée, il n’existe pas d’histoire de la Bretagne du 19eme, au même titre qu’ils ne traitent pas de l’histoire de la Corse si ce n’est au travers de Napoléon. Ils ne traitent pas de la vie paysanne, de la pêche ou des exodes des bretonnes et bretons vers Paris. 

Et pourtant, la Bretagne puise aussi sa richesse dans ses luttes. Nous fêtons cette année les 100 ans de la grève des Sardinières de Douarnenez, ou encore la grève des dockers et des charbonniers de Chantenay en 1907, pour réclamer plus de dignité au travail. Et plus récemment, les manifestations contre une centrale nucléaire à Plogoff. L’UDB y était déjà présente pour affirmer sa conviction écologique.

La Bretagne par ses langues

La Bretagne s’exprime aussi par ses langues :

notamment à travers les émigrés bas-breton venus s’installer notamment à Chantenay au début du 19eme.

Ces langues ont pourtant été niées. Que des enfants maltraités par  l’école de la république, dans le seul but de rejeter leurs langues natales et ne parlent que le Français.

Et pourtant, le parler breton reste vivant à Nantes. 1000 élèves selon l’Office de la langue bretonne sont inscrits en école bilingue à la rentrée 2024, sur le département de la Loire-Atlantique. Sur la seule ville de Nantes, ce sont 500 élèves en classe bilingue et 180 à Diwan, réseau associatif laïc et gratuit.

Notre majorité souhaite que le breton soit enseigné de la maternelle à l’Université.
Elle a d’ailleurs œuvré pour son retour à l’Université de Nantes, cursus qui  connaît un engouement populaire très fort.

Nous nous réjouissons également de la poursuite du développement des plaques de rue bilingues, dans tout le centre ville ainsi que de trois nouveaux quartiers de notre commune.

Une identité et une culture

Pour l’UDB, être bretonne ou breton, c’est aussi se revendiquer d’une identité. Et bien que ce terme soit galvaudé par l’extrême droite, nous continuons à nous battre, avec nos valeurs ancrées à gauche pour la reconnaissance du peuple breton.

L’identité bretonne telle que nous la souhaitons : 

  • Est inclusive : c’est-à-dire que toute personne personne qui s’en revendique, l’est.

 

  • Elle est apaisée, c’est un élément de la personnalité qui se fond paisiblement dans la société et n’est pas motif d’exclusion. 

 

  • Et elle est ouverte à toutes les cultures et en soutien à tous les peuples opprimés du monde.

 

Pour terminer, la culture bretonne est aussi bien vivante à Nantes et sur le département.

Je prendrai un seul exemple du festival Celtomania qui s’est tenu cette année encore du 4 octobre au 1er décembre. Il accueille des artistes connus ou émergents de haute et basse Bretagne, mais aussi des artistes venus d’Irlande, du Pays de Galles ou encore de Galice.

Enfin, nous sommes très heureux de l’annonce de la création du centre Kejadenn au rez-de-chaussée de la Tour de Bretagne. Ce lieu multidisciplinaire ouvert sur la ville, a vocation à être un espace dynamique pour les acteurs et actrices économiques, culturels et artistiques du mouvement breton.

Plus qu’un symbole ou qu’un simple folklore, ce pavoisement est un pas supplémentaire vers la reconnaissance de l’Histoire, des langues et de la singularité bretonne de Nantes, ville qui continue d’être un territoire d’accueil, ouvert sur le monde.

Valérie Coussinet – Ndiaye
Groupe UDB Ville de Nantes

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