Conférence de presse
Ville de Nantes – 03/09/ 2026
Depuis notre arrivée aux responsabilités, notre groupe UDB a voulu être utile à cette majorité : utile pour écouter, utile pour agir, mais aussi utile pour fixer notre cap.
Notre reconduction à la tête de la ville protège d’abord ce qui fait l’identité de Nantes : une ville ouverte, à la fois mondiale et ancrée dans son territoire. Nantes, terre de diversité, c’est la Nao queer dans les douves du château, ce sont les Jeux de Bretagne, le match France-Côte d’Ivoire, le Mat de la Fraternité… Pour nous, les identités multiples de chacune et chacun sont des points d’appui, pour construire une ville de résistance et de tolérance.
Aussi, dans ce nouveau cœur de la métropole nantaise, fleurissent les initiatives ouvertes et solidaires. Je pense au Labo Diva, aux Impertinant·es, à la Licorne Noire, aux 5 Ponts, à l’espace Agnès Varda, à la Carte postale… Impossible de citer tous les lieux et toutes celles et ceux qui créent du lien, font vivre la solidarité, la rencontre et la visibilité.
C’est aussi le sens du travail que nous avons engagé sur l’interculturalité. Depuis plusieurs mois, la Ville a conduit un cycle de réflexions et d’échanges avec des professionnels, des associations et des acteurs du territoire. Ce travail a abouti cet été à un livret, « L’interculturalité en action – Pour une ambition renouvelée à Nantes », qui propose à la fois un diagnostic et des pistes concrètes pour faire évoluer nos pratiques.
Il pose une idée simple mais importante : l’interculturalité n’est pas une politique publique supplémentaire. C’est une autre manière de faire, fondée sur l’écoute, la reconnaissance de l’altérité, le dialogue et la construction du commun. À Nantes, nous voulons désormais traduire cette réflexion dans nos politiques publiques, de l’éducation à la relation aux usagers, en passant par les droits culturels, l’espace public et la participation citoyenne.
Alors que la marée brune monte en Europe et ailleurs, l’enjeu est de faire de cette diversité non pas un bouc-émissaire, mais une ressource pour construire une ville plus juste, plus démocratique et plus fraternelle.
Sur les enjeux bretons, nous sommes aussi passés aux actes. Le travail est engagé pour développer les filières publiques bilingues français-breton, avec l’objectif de neuf écoles bilingues en 2032 et de former 75 % des ATSEM intervenant dans ces classes. Nous avons également engagé le travail sur la place du breton dans l’espace public, avec le déploiement de nouvelles plaques de rues bilingues et la préparation d’un schéma de politique linguistique ambitieux pour les langues de Bretagne. Nous travaillons enfin à l’accompagnement du projet Kejadenn Tour Bretagne.
Sur le vélo, compétence métropolitaine, notre Ville sera profondément transformée. Nous avons amorcé : le doublement du budget vélo, le travail sur les 150 kilomètres de liaisons cyclables sécurisées, en commençant par les points noirs, mais aussi le développement de l’apprentissage et de l’accompagnement des cyclistes (permis vélo dès le CM2, bourses aux vélos, piste d’apprentissage et parcours des « petits zigzageurs »). C’est une politique de vélo du quotidien, pour toutes les générations.
Face à l’accélération du dérèglement climatique, nous repensons en profondeur nos approches. Nous travaillons notamment sur l’adaptation de nos bibliothèques municipales aux épisodes de fortes chaleurs, parce qu’un service public culturel doit aussi pouvoir être un refuge de fraîcheur, de proximité et de lien social.
Sur le logement, notre contribution est claire : davantage de logements sociaux et abordables, 700 nouvelles places en résidences universitaires, la massification de la rénovation thermique et la lutte contre les « bouilloires thermiques », le soutien au plan contre l’humidité dans le parc social, mais aussi une régulation plus forte des meublés touristiques et le renforcement de l’accompagnement des habitants par la Maison de l’Habitat.
Et nous voulons continuer à agir sur ce qui permet de relier tous ces sujets : la proximité, les mobilités, la solidarité et la capacité à faire ensemble. C’est aussi le sens de notre travail sur la logistique urbaine décarbonée et sur la future grande médiathèque du site Jacques Demy.
Au fond, depuis le début de ce mandat, nous avons voulu faire vivre une même idée : écouter davantage, agir concrètement et préparer la ville de demain. Une Nantes qui assume ses racines, qui accueille les différences, qui protège ses habitants et qui regarde l’avenir sans renoncer à ce qui la rend singulière.
Valérie Coussinet-Nidaye, adjointe
Aurélien Boulé Fournier, conseiller municipal et métropolitain
Pour le groupe UDB