Lezenn RIPOST : Touell surentez ur stad a nac'h d'en em reformiñ

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L’Union démocratique bretonne prend acte de l’adoption de la loi RIPOST. Une fois encore, face aux difficultés rencontrées par nos concitoyennes et nos concitoyens en matière de sécurité, l’État répond par un nouveau texte répressif, un durcissement des sanctions et l’extension des pouvoirs de police.

La sécurité est une préoccupation légitime. Chacun aspire à vivre dans des quartiers, des communes et des campagnes paisibles. Mais l’inflation législative ne saurait constituer une politique publique. Depuis plus de vingt ans, les gouvernements successifs empilent les lois sécuritaires, sans que les difficultés du quotidien disparaissent. Cette fuite en avant révèle moins une stratégie efficace qu’un aveu d’impuissance.

La loi RIPOST s’inscrit dans cette logique. Elle renforce les moyens de répression, étend certains dispositifs de surveillance et multiplie les sanctions, sans s’attaquer aux causes profondes des phénomènes qu’elle prétend combattre.

Car la sécurité ne repose pas uniquement sur le droit pénal. Elle se construit aussi grâce à une justice de proximité capable d’agir rapidement, à des services publics accessibles, à une politique éducative ambitieuse, à la prévention, à l’accompagnement des personnes les plus fragiles et à des collectivités disposant des moyens d’intervenir avant que les situations ne se dégradent.

À force de vouloir tout décider depuis Paris, l’État applique des réponses uniformes à des réalités profondément différentes. Les besoins d’un quartier populaire, d’une commune rurale ou d’un territoire comme la Bretagne ne peuvent être appréhendés par une politique exclusivement conçue à l’échelle nationale.

Pour l’UDB, la sécurité du quotidien doit davantage relever des territoires. Les collectivités doivent disposer de compétences renforcées en matière de prévention, de médiation, de tranquillité publique et de coordination des acteurs locaux. Elles sont les mieux placées pour construire des réponses adaptées aux réalités de leur population, sous le contrôle démocratique des citoyens.

L’autonomie dans un cadre fédéral que défend l’Union démocratique bretonne ne constitue pas seulement une évolution institutionnelle : elle est un levier d’efficacité. Une Bretagne dotée de véritables responsabilités pourrait élaborer des politiques de prévention, de justice de proximité et de sécurité adaptées à ses besoins, plutôt que de subir des lois nationales qui s’accumulent sans résoudre les problèmes.

La sécurité mérite mieux que des effets d’annonce. Elle exige une vision de long terme, des moyens pour les territoires et la confiance envers les collectivités qui connaissent le mieux leur population. C’est cette voie que défend l’Union démocratique bretonne.

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