CONGRÈS DE CHATEAULIN (2018)

TEXTE VOTÉ AU CONGRÈS
LES 10 ET 11 NOVEMBRE 2018

L’Union démocratique bretonne a tenu son 34ème congrès à Châteaulin, les 10 et 11 novembre derniers, pour définir les orientations politiques, la stratégie et l’organisation du parti pour les deux années à venir et pour élire les membres de son Bureau politique.

Au nom de tous, je souhaite remercier la fédération de Penn-ar-Bed pour l’organisation et le bon déroulé de ce congrès ainsi que tous les participants pour la richesse et la qualité des débats mais encore pour la bonne humeur ambiante.

Propositions et analyses idéologiques

L’actualisation du projet de l’UDB, enjeu du précédent congrès, s’est concrétisée par la sortie de son livre programme « S’émanciper ».

Ouvrage à l’appui, le congrès de l’UDB s’est ouvert par un débat d’orientations générales. Deux textes d’analyse de la situation à l’internationale, en France et en Bretagne ont permis de débattre de sujets tels  que : Europe en crise, paysage politique bouleversé et gauche éclatée, retour du jacobinisme, mobilisation pour la réunification, langue bretonne…

Le second volet abordait plus précisément les propositions et orientations de l’UDB pour les deux années à venir. Outre des thèmes traités dans le livre programme, ont été abordés la question des élections européennes et municipales, les relations internationales (RPS et ALE), la réorganisation de la Gauche, la question migratoire, le fonctionnement interne, la formation, la communication et le développement…

Le texte du Congrès

Le texte adopté le dimanche soir, après plusieurs heures de débats, liste les chantiers auxquels l’UDB devra s’atteler dans les deux ans à venir. Il est à nouveau présenté sous forme de tableau pour en faciliter la lecture.

A cela, s’ajoute la mise en place de plusieurs groupes de travail votés lors du congrès : Peuple Breton, communication, développement, mise en place d’un débat sur la question migratoire… Vous serez vivement sollicités dans les prochains jours pour apporter votre contribution par votre participation à ces groupes de travail.

Par ailleurs, bien appréciée des militants, l’organisation d’une manifestation festive (type Plumelin) a été reconduite les années de non-congrès.

Les motions

3 motions ont été approuvées à l’issue du Congrès: une motion de soutien à l’autonomie du CMB-Arkéa, une autre argumentant de l’intérêt de s’inspirer des bons exemples européens pour démocratiser la société, et la dernière exprimant la position de l’UDB sur la situation en Catalogne.

Les élus au Bureau politique

Treize militants ont été élus au Bureau politique de l’UDB. Ils seront rejoints par le responsable des jeunes de l’UDB, Stuart Lesvier, qui a été réélu et par les quatorze représentants des fédérations. Le Bureau politique a d’ores et déjà élu les responsables des 6 services qui administrent le parti. 4 responsables sortants sont reconduits: Trefina Kerrain au service études et réflexions, Nil Caouissin, porte-parole, Gwenael Henry, trésorier, Gael Briand, responsable presse. Deux nouveaux : Gwenvael Duret au service communication et Valérie Coussinet au poste des affaires intérieures qui succède à Michel Génin, qui devient, quant à lui secrétaire général. Les autres postes seront pourvus au Bureau Politique de janvier 2019. Le nouvel organigramme sera consultable sur le site internet du parti.

Valérie COUSSINET

Responsable des affaires intérieures

PARTIE 2 : ANALYSE DE LA SITUATION

2.1. Le contexte international

La mondialisation libérale domine les rapports internationaux. Recul des organes multilatéraux. Les États-Unis et la Chine sont les puissances dominantes, mais la politique de Trump de retrait américain et d’isolationnisme ravive les tensions.

La poursuite des conflits au Proche-Orient fournit un terreau favorable au fondamentalisme islamiste et facilite le recrutement pour les groupes terroristes. Malgré la défaite militaire du groupe « État islamique » en Syrie et en Irak, aucune perspective de paix durable n’est en vue, et de nombreuses puissances, y compris extérieures au Moyen-Orient, continuent de s’y affronter par groupes armés interposés.

Le réchauffement climatique devrait être le souci principal des discussions internationales. Après l’accord trouvé à la COP 21, la remise en cause américaine rend les avancées plus lentes. La crise est devant nous, les mesures prises étant insuffisantes. Si les tendances actuelles se prolongent, l’humanité ne pourra éviter une crise grave et mondialisée.

En Europe, l’UE est en crise. Le Brexit est l’élément marquant. Les équilibres politiques actuels ne permettent pas de modifier la politique économique libérale de l’Union, alors qu’elle alimente un populisme en plein essor. Le refus actuel des convergences sociales et fiscales risque de détruire l’édifice européen. On constate des replis souverainistes et nationalistes dans de nombreux pays. La droite libérale et les sociaux-libéraux, qui ont le pouvoir à Bruxelles, ne proposent pas de projets fédérateurs. La Catalogne pourrait montrer un autre chemin, mais l’UE s’est montrée incapable jusqu’ici de dépasser les intérêts des États-nations.

– En Europe, les espoirs permis par les succès de l’idée d’autodétermination en Catalogne et en Écosse, porteurs d’un nationalisme de progrès, peuvent préfigurer une transformation des relations entre les institutions européennes et les peuples. Les revendications indépendantistes amènent à un débat nécessaire sur la légitimité des États centraux et sur le fonctionnement de la démocratie.

Dans cette optique, l’ALE joue un rôle important, en faisant exister au niveau européen une solidarité en faveur du droit des peuples à l’autodétermination. Si cette solidarité joue aujourd’hui surtout en faveur de revendications indépendantistes – les plus médiatisées –, elle peut aussi appuyer des revendications fédéralistes.

 

2.2. En France

Le paysage politique a été bouleversé en 2017 par l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, conséquence du rejet de la politique de François Hollande et du Front national. Le PS s’est effondré, laissant la gauche divisée. La politique de réformes libérales du gouvernement suscite de fortes mobilisations, mais la contestation de gauche reste, semble-t-il, minoritaire.

Deux élections ont eu lieu en 2016 : les élections départementales et les élections régionales. À chaque fois, leurs résultats marquent une défaite du PS, une forte poussée de l’extrême droite, une stagnation du Front de gauche et d’EELV ; la droite classique peine à contrer l’extrême droite et à présenter une alternative. Des mouvements citoyens existent cependant, mais très dispersés, et l’abstention augmente régulièrement.

Les inégalités s’accroissent, notamment en raison de mesures favorables aux plus riches. Le macronisme s’appuie sur un groupe social restreint, très diplômé, parisien, formé de cadres dirigeants du public et du privé, méprisant la droite traditionnelle et les « corps intermédiaires » comme les syndicats et les élus locaux. Cela se traduit par une recentralisation dans presque tous les domaines. Cependant, les idéologies de l’homme providentiel et de la supériorité de l’État central sur tout autre acteur public, bien ancrées dans une partie de l’opinion, élargissent les soutiens au macronisme dans une partie de la population qui n’a pourtant aucun intérêt à soutenir la politique de l’exécutif. Le bonapartisme de la Ve République protège et occulte en partie une politique inégalitaire.

Le macronisme s’appuie sur une formation politique neuve, même s’il y figure nombre de transfuges du centrisme et de la droite du PS. Il est marqué par une hyperprésidentialisation du régime, réduisant le rôle du Parlement, déjà faible, et méprisant les autres forces vives de la société. Son discours « ni de gauche ni de droite » cache un programme précis de libéralisme mettant en cause les avancés sociales gagnées depuis un siècle par la gauche politique et syndicale. La France rejoindrait ainsi la cohorte des pays ayant subi ces réformes depuis les années 1980.

– Autre nouveauté, la gauche est dorénavant plus éclatée que jamais. À force de dérive droitière de l’exécutif, le Parti socialiste s’est scindé entre une aile favorable au centre droit, incarnée par Manuel Valls et Gérad Collomb, un groupe de centre gauche qui maintient l’existence du Parti socialiste, notamment dans les collectivités locales, et un groupe de gauche socialiste converti à l’écologie, mené par Benoît Hamon. Avec le PS, le PCF, EELV, la FI, Génération·s, une certaine confusion règne, ce qui ne facilite par l’opposition à la politique gouvernementale, mais permet au moins des discussions plus ouvertes et respectueuses entre formations que durant les dernières années de l’hégémonie du PS. Mais la tentative de La France insoumise de construire une nouvelle hégémonie politique bloque la construction d’une union pluraliste à gauche. Les élections européennes de 2019 clarifieront sans doute la situation et conduiront à des regroupements, et plus encore les élections municipales de 2020. Dans les débats en cours, l’UDB peut porter les idées d’autonomie, de différenciation et d’autodétermination, dans un contexte favorable aux recompositions et aux remises en causes des idéologies en place.

Les attentats islamistes ont entraîné une politique sécuritaire préoccupante, l’État de droit reprenant des dispositions d’état d’urgence. Les interventions policières, disproportionnées, à Notre-Dame-des-Landes, ou dans les facultés occupées, marquent une tendance autoritaire du pouvoir, à mettre en parallèle avec son incapacité à négocier socialement.

La montée de l’influence de l’extrême droite en France est préoccupante, le manque de contenu social de l’action gouvernementale et les débats mal engagés autour de la crise des migrants l’expliquent principalement. Cela conduit à une tripolarisation du paysage politique français, entre un bloc national-souverainiste, un bloc libéral majoritaire et un ensemble socialiste-écologiste aujourd’hui divisé. La montée de l’abstention et l’indifférence vis-à-vis de l’action politique sont l’autre conséquence du même phénomène.

  • Le retour du jacobinisme, déjà sensible sous la présidence Hollande, se fait sous couvert d’intentions « girondines » pour l’instant démenties par les faits. Les choix budgétaires, mais aussi symboliques, de l’exécutif sont dans la continuité d’une tradition centralisatrice faisant peu de cas de la libre administration des collectivités. La vision de l’Histoire développée par Emmanuel Macron est hélas conforme à un « roman national » ne laissant aucune place autre qu’accessoire à la diversité des identités des peuples et des territoires.

Concrètement, la recentralisation passe par un contrôle des collectivités locales, par le biais des dotations financières, d’un « pacte » de baisse des dépenses ressemblant fort à un diktat, de la suppression de la taxe d’habitation, d’une non-remise en cause des privilèges des métropoles. Seule ouverture visible, le thème d’un « droit à la différenciation » pourrait ouvrir la voie à l’exercice de compétences particulières en Bretagne. Les annonces dans le domaine manquent de contenus, cependant le débat lancé sur un droit à la différenciation permet à l’Union démocratique bretonne de faire connaître ses propositions.

Aucune avancée n’a pour l’instant été enregistrée pour les langues minoritaires, alors que leur enseignement dans les réseaux associatifs est menacé par la suppression des contrats aidés.

La victoire des nationalistes en 2017 à la première élection de l’assemblée unique de Corse est un signe fort en faveur de l’émancipation des peuples de l’Hexagone, mais le refus du gouvernement de toute avancée significative marque une fois de plus l’incompréhension du pouvoir central. Toutefois, le processus politique ayant permis cette victoire en Corse porte un espoir sur lequel s’appuyer.

2.3. En Bretagne

– En Bretagne, le chômage reste élevé, et le serait plus encore sans le départ de nombreux jeunes diplômés : en pourcentage, l’émigration bretonne est aussi forte que dans les années 1950, signe que le pays se trouve toujours dans une situation d’aliénation économique.

– Le dynamisme de Rennes et Nantes est accentué par leur statut de métropole et par leur proximité avec la région parisienne. Mais leur croissance, plutôt que de constituer un véritable moteur au service de l’ensemble de la Bretagne, se fait plus le relais de l’influence parisienne. En cause, l’inexistence d’un pouvoir politique à même de mener des politiques d’équilibre territorial et de développement économique intégré à l’échelle de la Bretagne. Les élus bretons ne pensent souvent qu’à se rapprocher de Paris, aggravant ainsi l’aliénation et la désintégration du territoire.

L’agriculture et l’industrie agroalimentaire restent un des piliers de l’économie et de l’emploi en Bretagne. Elles peinent à sortir du modèle libéral et productiviste. Les crises du lait ou du porc atteignent de plein fouet le revenu de beaucoup d’agriculteurs. Cependant, la production en bio ou des pratiques s’éloignant du tout-intensif progressent. Pour permettre un développement du bio et des pratiques écoresponsables en agriculture, à la hauteur de la demande et des enjeux environnementaux, une réforme du marché du foncier agricole s’impose. En effet, la tendance à la concentration des terres et à la diminution du nombre d’agriculteurs se poursuit, à contre-courant de la tendance nécessaire à la transition écologique du secteur.

– Si les collectivités et les citoyens sont de plus en plus sensibilisés à la question environnementale et écologique, de nombreux progrès restent à faire ; notamment en termes de qualité de l’eau et de pollution de l’air (nombreuses alertes aux particules fines dans les grandes villes). La question énergétique est centrale, mais se heurte à la situation de précarité d’une partie de la population.

Une forte tertiarisation des emplois se développe, surtout dans les métropoles, dans une moindre mesure dans les villes moyennes, tirée par la R&D, dont le numérique. Mais les zones rurales restent à l’écart de ce mouvement.

La mobilisation pour la réunification reste présente, mais a souffert d’un manque de perspectives dans la période postélectorale. Les deux manifestations ratées de 2016 et 2017 n’ont pas aidé. La mise sur pied d’actions est cependant à l’ordre du jour, permettant de créer un rapport de force en couvrant plusieurs champs.

La mise en service de la LGV Le Mans-Rennes a permis de mettre en avant le danger du centralisme sur la région parisienne, les difficultés de l’Ouest breton (le Finistère) et la pertinence d’une réflexion globale sur un schéma cohérent de transport breton routier, ferroviaire et aérien.

L’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, après de longues hésitations gouvernementales, a permis de clore un débat et de repartir sur des schémas de réflexion clarifiés. Cependant, le pouvoir a utilisé des méthodes policières inadaptées pour gérer la fin de la ZAD, provoquant une mobilisation de sympathie envers les zadistes, ce qui a marqué l’opinion.

Mer : si le siège d’Ifremer est bien transféré, il n’y a toujours pas de politique claire en matière de pêche et, concernant les ports, celui de Nantes – Saint-Nazaire est oublié de Paris, qui ne le cite pas dans les grands ports français à développer. Les autres ports bretons semblent plus négligés encore par la politique gouvernementale. L’importation de produits bio y est dorénavant interdite, sauf à Saint-Nazaire, en raison de l’incapacité de l’État à assurer ses missions de contrôle sur l’ensemble du territoire.

La langue bretonne reste dans une situation difficile, malgré une progression des ouvertures de classes, mais une difficulté à recruter des enseignants. La suppression des emplois aidés met Diwan en grande difficulté, il ne lui est proposé aucune solution pérenne. Cependant, les associations œuvrant pour la langue bretonne ont une activité dynamique. La somme des personnes formée au breton chaque année et des lycéens obtenant leur baccalauréat après une scolarité bilingue est encore beaucoup trop faible pour compenser les décès de locuteurs âgés. La progression actuelle de l’enseignement bilingue et immersif est beaucoup trop lente.

La culture bretonne, qu’elle soit « traditionnelle » ou non, est dynamique, bien qu’elle subisse les coupes financières dues à la rigueur.

Les élections présidentielles et législatives ont été marquées par l’irruption des macroniens, aidés par une partie de la droite centriste et quelques transfuges du PS. Un fort renouvellement des députés a eu lieu. Et le soutien à une candidature de RPS à la présidentielle n’a pas entraîné le dynamisme nécessaire pour aller jusqu’au terme de la campagne de recherche de signatures.

L’UDB a été présente aux législatives dans le cadre de la plateforme OLB, qui a pu présenter des candidats dans 32 des 34 circonscriptions. Ces candidats s’inscrivant dans la démarche de RPS au plan hexagonal. Les résultats n’ont pas été plus élevés qu’aux législatives précédentes, mais ont permis à RPS d’atteindre le seuil pour être reconnu comme mouvement politique ayant accès au financement public.

Le dynamisme du fait breton et de son identité est bien présent, en matière culturelle ou économique, mais le passage à une revendication politique reste à construire. Le livre-projet et programme de l’UDB S’émanciper est un bon outil pour répondre à cette problématique.

Service(s)
Thème
Sujet
Action(s)
Vote global sur la partie 3 : Pour 116 / Contre 0 / Abstentions 0 Vote global sur les parties 1, 2 et 3 : Pour 116 / Contre 0 / Abstentions 0
ER
1. Livre-programme
Actualiser nos positions par rapport au livre-programme sorti en 2018.
1. Poursuivre la campagne de promotion de notre livre-programme, impulser les ventes et multiplier l’organisation de réunions publiques, de conférences et d’événements en librairie… Pour soutenir et mesurer la dynamique de sa diffusion, chaque réunion des instances du parti devra être l’occasion de faire un point chiffré par un contrôle continu avec publication à chaque BP. 2. Approfondir certains sujets sous forme de documents numériques, soit pour le grand public (accessible sur le site du parti), soit pour les adhérents (envoi via les fédérations). Vote global : Pour 113 / Contre 0 / Abstentions 6
AE – ER
2. Agriculture
Réponses à donner à la mutation de l’agriculture.
Se rapprocher des syndicats agricoles et autres organisations paysannes pour essayer de peser particulièrement sur une juste rémunération du travail des agriculteurs et sur les questions du foncier agricole, de l’artificialisation des sols et sur celles des OGM et des pesticides. Vote global : unanimité pour
AE – COM
3. Transports Chemin de fer
Continuer à participer aux actions menées pour la défense de lignes ferroviaires de proximité.
1. Participer aux diverses actions menées par les collectifs locaux, voire en initier. 2. Agir pour le rétablissement d’une liaison Rennes-Nantes via Châteaubriant, en commençant par la rénovation de toute la ligne Rennes-Châteaubriant. 3. Agir pour le rétablissement une liaison Saint-Brieuc – Auray via Pontivy et Loudéac. 4. S’opposer à la fermeture de la ligne de train Morlaix-Roscoff. Demander à ce que soient débloqués les 36 M€ permettant de la remettre en état en rénovant le ballast et le pont sur la Penzé. Vote global : unanimité pour
AE – COM
4. Environnement
Continuer à participer aux actions menées pour la préservation de l’environnement et contre la politique du tout-nucléaire civil et militaire du gouvernement français.
Imaginer et organiser des actions de défense de l’environnement et participer aux diverses actions mises en place par les collectifs locaux. Vote global : Pour 117 / Contre 0 / Abstentions 2
AE – ER
5. Mer
L’UDB réaffirme ses propositions.
1. Faire connaître les propositions de l’UDB contenues dans son livre-programme pour que la mer soit l’avenir de la Bretagne. Des axes de travail urgent se dessinent : 2. Développer les énergies marines renouvelables : la Région a investi 200 M€ dans la création d’un port spécifique à Brest. Le polder permet d’ores et déjà d’accueillir les entreprises intéressées. L’UDB juge désormais prioritaire la prospection des entreprises concernées. 3. Défendre la Bretagne des conséquences du Brexit, en soutenant les intérêts des pêcheurs bretons dans l’accès aux zones de pêches ex-communautaires et en s’opposant à la décision de la Commission européenne du 1er août 2018 visant à orienter tout le trafic de marchandises irlandais vers les ports de Rotterdam, d’Anvers et de Zeebrugge, ignorants les ports bretons. 4. Combattre l’interdiction des importations de produits bio dans la quasi-totalité des ports bretons. Vote global : unanimité pour
AE – ER
6. Social, solidarité
Insérer le combat de l’UDB dans les questions sociales qui touchent la vie des Bretons et structurent une société où la solidarité doit primer sur l’individualisme.
1. Soutenir les mouvements de défense des services publics et de la protection sociale. 2. Préciser le projet de l’UDB à propos du revenu minimum garanti (avec une commission interne ou un groupe de travail), par exemple en étudiant les diverses expérimentations menées à ce jour. 3. S’opposer au démantèlement des parcs de logements locatifs sociaux. 4. Continuer à apporter son soutien aux associations qui œuvrent pour un accueil digne des exilés. 5. Participer aux diverses actions organisées par les collectifs locaux. Vote global : Pour 117 / Contre 0 / Abstentions 2
ER
7. Migrations
Travailler en vue d’adopter une position sur la question migratoire.
Mettre en place un débat sur la question migratoire afin d’affiner la position de l’UDB sur le sujet, après les élections européennes et avant les élections municipales. Pour 113 / Contre 2 / Abstentions 1
ER
8. Énergies renouvelables
Travailler sur le nouveau NPAB.
Établir un Nouveau Projet alter breton assez rapidement et le publier. Réunir ou consulter des professionnels et des experts en la matière pour y aider. Pour 118 / Contre 0 / Abstentions 1
AE
9. Réunification de la Bretagne
Exiger le respect de l’intégrité territoriale de la Bretagne.
1. S’engager à soutenir toutes les actions ou manifestations en faveur de la réunification, à condition qu’elles soient organisées par des structures associatives ou politiques démocratiques : 2. En participant activement au recueil de signatures pour le droit d’option, aux éventuelles campagnes pour une consultation populaire et aux appels à voter pour la réunification. 3. En appelant à participer aux initiatives des collectifs et associations : manifestations, campagnes d’affichage… en réclamant l’installation de panneaux aux entrées et sorties de communes… Vote global : unanimité pour
AE – ER
10. Identité bretonne
Développer l’identité bretonne.
1. Soutenir l’enseignement et l’usage des langues de Bretagne. 2. Développer la connaissance et l’enseignement de l’histoire de la Bretagne. 3. Soutenir la mise en valeur des sites historiques de Bretagne. Vote global : unanimité pour
AE – ER – Presse
11. Langue bretonne
L’UDB soutient les revendications concernant la langue bretonne.
1. Agir pour renforcer l’investissement du conseil régional de B4 dans l’apprentissage de la langue bretonne, par exemple en proposant, dans le cadre du droit à l’expérimentation ou à la différenciation, la mise en place de la proposition systématique de l’enseignement du breton et en créant un service régional de l’enseignement du breton. 2. Appuyer les associations et actions de soutien à la langue bretonne et à son développement. 3. Appuyer la demande de financements pérennes pour Diwan avec l’objectif, à terme, de la création d’un statut public régional. 4. Renforcer nos publications bilingues et continuer d’éditer des affiches bilingues ou monolingues dans les deux langues. 5. Traduire en breton la partie programme du livre S’émanciper. 6. Organiser pour les adhérents ou sympathisants un stage de breton estival (Groix), voire un stage hivernal. Vote global : unanimité pour
AE – AI – COM
12. Définition de la nationalité bretonne
Mettre en place un débat pour affiner les notions de citoyenneté et nationalité bretonnes.
Élaborer d’ici le prochain congrès un texte, finalisé par le bureau politique, pour mieux définir la notion de nationalité bretonne selon l’UDB et communiquer sur l’originalité de l’approche de l’UDB, qui s’oppose à la notion de nationalité civique de l’État français, ou nationalité est égale à citoyenneté. Pour 71 / Contre 7 / Abstentions 38
AE – ER
13. Démocratie locale
Peser dans le débat sur l’organisation des collectivités en cours. Faire participer le plus grand nombre de citoyens aux débats et décisions locales.
1. Demander des débats publics, des consultations populaires, des référendums locaux avant les prises de décision. 2. Veiller au respect des intérêts légitimes des agents de la fonction publique locale. Vote global : Pour 99 / Contre 2 / Abstentions 18
SAE
14. Reconstruire la gauche
Ouvrir des discussions approfondies pour construire un pôle de gauche bretonne.
La gauche doit se réorganiser, mais repartir sur les bases d’avant 2017 serait désastreux. C’est bien l’hégémonie du Parti socialiste et la dérive droitière du gouvernement issu de ses rangs qui ont pavé la voie du pouvoir à Emmanuel Macron. De son côté La France insoumise ne peut prétendre remplacer le Parti socialiste comme force hégémonique. Pour l’UDB, la recomposition de la gauche devra se faire dans la pluralité, et passera par une remise en cause profonde des modes de conquête et d’exercice du pouvoir appliqués ces dernières décennies. L’UDB prendra l’initiative de discussion afin d’étudier les convergences possibles en termes de fond et de méthode, et de faire émerger un projet de reconstruction démocratique et sociale en Bretagne. Pour 112 / Contre 2 / Abstentions 2
AE
15. Participer aux débats sur la définition d’une gauche au xxie siècle en Europe
Alliances électorales.
Ne pas exclure d’emblée la possibilité de soutenir ou de s’allier avec les partis de gauche et écologistes dont les valeurs et le programme ne sont pas incompatibles avec les nôtres lors des élections. Pour 82 / Abstentions 13 / Autre texte : 21
AE – ER
16. Rôle des élus municipaux
L’UDB souhaite renforcer l’accompagnement de ses élu·e·s et constituer un réseau d’élu·e·s pour cordonner par pays l’action des élu·e·s UDB et sympathisants.
1. Assurer des sessions de formations techniques et politiques dans l’ensemble de la Bretagne dès le premier trimestre de 2019. 2. Construire une boîte à outils à disposition de nos candidats, listant des exemples de politiques publiques à promouvoir dans les communes, en tenant compte bien entendu des situations locales. 3. Constituer des groupes locaux, notamment pour définir des besoins en formation ou en information. Vote global : unanimité pour
AE
17. Élections municipales de 2020
Assurer une présence massive des représentants de l’UDB.
1. Recenser les candidats potentiels dès à présent. 2. Répertorier les thèmes, puis rencontrer les partenaires locaux en vue d’alliances éventuelles. 3. Mettre le parti en position d’être présent sur un maximum de listes municipales dans le respect des valeurs de l’UDB. 4. Assurer des sessions de formations techniques et politiques aux candidats. 5. Créer un groupe de travail après le congrès qui rendra dans les six mois au BP une proposition de stratégie concernant les élections municipales. Vote global : Pour 117 / Contre 0 / Abstentions 2
AE
18. Élections européennes
L’UDB soutient la présence de RPS aux européennes, seule ou en alliance avec des forces politique soutenant sa vision de la construction européenne.
Valoriser et diffuser la motion programmatique adoptée lors du congrès 2018 de RPS, et participer activement à la campagne électorale. Unanimité pour
AE
19. Relations internationales, RPS, ALE…
Développer les relations avec les autres partis dits régionalistes en France et en Europe.
1. Maintenir l’investissement au sein des fédérations RPS et ALE et réaffirmer l’ambition de participer à leur évolution. En coopération avec ces fédérations et les autres peuples, l’UDB redéfinira une stratégie de relations internationales. Pour ce faire, elle définira des actions et rendra compte des résultats dans la presse du parti et par des communiqués. 2. Axer notre réflexion autour des sujets transfrontaliers, notamment avec nos partenaires du Royaume-Uni dans la perspective du Brexit. Vote global : unanimité pour
AE – COM
20. Relations presse
Les positions du parti sont insuffisamment diffusées dans les médias.
1. Renforcer l’équipe des affaires extérieures. 2. Définir une stratégie de relation avec la presse plus efficace. 3. Organiser un événement à destination de la presse pour présenter la rentrée de l’UDB et ses priorités. Vote global : unanimité pour
Presse
21. Le Peuple breton
Développer le potentiel du journal.
1. Continuer le travail d’édition. L’UDB suggère de traiter la question de l’Assemblée de Bretagne dans la perspective des futures élections régionales. 2. Chercher à diversifier les supports, notamment le son et l’image, pour le site Internet du Peuple breton. 3. Pallier la stagnation des ventes du Peuple breton en faisant un sondage interne pour : – connaître les raisons qui empêchent de nombreux militants de s’investir dans la vente de notre principal outil politique (de quelles aides auraient-ils besoin pour le faire davantage ?) ; – recueillir le point de vue (expérience et astuces) des initiatives locales existantes qui fonctionnent bien. 4. Améliorer le réseau de correspondants du Peuple breton en Bretagne, y compris pour la version numérique, qui est encore, trop souvent, alimentée par les mêmes assez peu nombreuses personnes. Vote global : unanimité pour
ER
22. Formation
Relancer et diversifier la formation, tant théorique que pratique.
1. Faire un bilan des formations déjà proposées, et reconduire ce qui marche. 2. Former les adhérents aux différentes thématiques du livre-programme. 3. Recréer les formations pour les nouveaux adhérents. 4. Trouver d’autres modalités pour la formation, voire l’autoformation, avec une sorte de banque de données interne, des fiches (e-learning), et envisager de créer des MOOC (cours en ligne) réservés aux militants de l’UDB sur des sujets prioritaires. 5. Former les responsables du parti à la communication de façon professionnelle (rédaction de communiqués, carnet d’adresses, nouvelles technologies, relation avec les journalistes…). Vote global : unanimité pour
AE – COM
23. Renforcer le parti
Créer un outil efficace pour l’action politique, repenser la présence militante. Unanimité pour
1. Communication incitant à mieux connaître la Bretagne et à s’engager politiquement. 2. Recenser et exploiter les talents et compétences des adhérents du parti. Cela permettra de recenser et mobiliser les personnes qualifiées dans différents domaines pour, par exemple, créer des fiches explicatives, animer des réunions, des sessions de formation, avec déclinaison au niveau des sections ou fédérations si possible. 3. Porter l’effort au niveau des sections, base de notre action au quotidien sur le terrain. Apporter une aide plus soutenue à leurs responsables dans l’animation de cette structure ou pour la réactiver. 4. Renforcer notre présence sur les réseaux sociaux. Unanimité pour
AI
24. Réorganisation du BP et des instances dirigeantes
Améliorer le fonctionnement du BP et des instances dirigeantes.
1. Le congrès réaffirme la nécessité pour les services de fonctionner, sous l’impulsion de leur responsable, de manière active, collective et plus autonome afin de redynamiser la vie du parti. 2. Chaque responsable de service devra proposer, en vue du premier bureau politique de l’année 2019, un projet de service qui comprendra la feuille de route fixée pour le mandat à venir, les objectifs du service, les moyens ainsi qu’une liste partielle ou totale des adhérents participant à l’activité du service. 3. Diffuser après chaque BP un An Emsaver à tous les adhérents reprenant les décisions principales du bureau politique. Vote global : Pour 102 / Contre 0 / Abstentions 17
AI
25. Organiser une manifestation interne UDB les années sans congrès
Organiser en 2019 une manifestation festive comme celle qui a eu lieu début 2018 à Plumelin.
Reconduire la manifestation festive pour les adhérents (avec possibilité d’inviter des sympathisants) en augmentant les animations telles que : tablée bretonne UDB, avec repas, musique, danses, tournoi de palets… Pour 86 / Autre proposition 31 / Abstentions 9
AI
26. Organisation du congrès national
Faire évoluer la préparation et l’organisation du congrès.
1. Revoir le temps de préparation du congrès, son rythme, son organisation, son texte final et tout ce qui peut concourir à un congrès mieux préparé, mobilisateur et qui permette de mieux diffuser nos propositions. 2. Préparer les candidatures au BP, y compris celle des représentants fédéraux, lors de toutes les réunions fédérales préparatoires au congrès. Unanimité pour
AE – AI – COM
27. L’UDB a un vrai fonctionnement démocratique et des militants sincères et dévoués… mais il n’attire pas les adhérents. Pourquoi ?
Comment recruter de nouveaux adhérents ? Comment développer le parti, le rajeunir, le féminiser… ? En bref, comment développer l’UDB ?
Constituer un groupe de travail dédié à l’issue du congrès pour y réfléchir et proposer des solutions dans un délai maximum de six mois. Unanimité pour
AE – COM – ER
28. Comment faire mieux connaître nos idées, notre projet et notre programme ? Malgré ses efforts, l’UDB ne parvient pas à franchir le barrage des médias. Pourquoi ?
Comment faire mieux connaître nos idées, notre projet et notre programme ? Comment réussir à faire parler de l’UDB dans les médias ?
Constituer un groupe de travail dédié à l’issue du congrès pour y réfléchir et proposer des solutions dans un délai maximum de six mois. Pour 117 / Contre 0 / Abstentions 2
PB – COM
29. L’UDB dispose d’un excellent journal, Le Peuple breton, mais il manque cruellement d’abonnés et de lecteurs… Pourquoi ?
Comment développer le lectorat du Peuple breton ?
Constituer un groupe de travail dédié à l’issue du congrès pour y réfléchir et proposer des solutions dans un délai maximum de six mois. Pour 117 / Contre 0 / Abstentions 2

LES 3 MOTIONS
LA DÉMOCRATIE CATALANE MENACÉE

210 années de prison requises contre les acteurs d’une catalogne indépendante

La décision du parquet espagnol de faire traduire en justice début 2019, en requérant de lourdes peines de prison, l’ensemble des acteurs pacifistes qui soutiennent une Catalogne indépendante fait que 2 femmes et 7 hommes sont emprisonnés. L’UDB réclame la liberté pour :

– Oriol Junqueras, accusé de rébellion, sédition, malversation : 25 ans ;

– Jordi Cuixart, Jordi Sanchez, Carme Forcadell, accusés de rébellion, sédition : 17 ans ;

– Joaquim Forn, Jordi Turull, Raoul Romeva, Dolors Bassa, Josep Rull, accusés de rébellion, sédition, malversation : 16 ans.

Au total, plus de 210 années d’emprisonnement ont été injustement demandées contre ces femmes et ces hommes.

L’UDB demande la libération immédiate de ces 9 prisonniers politiques ainsi que l’annulation de toutes les poursuites des personnes incriminées suite aux événements du 1eroctobre 2017.

L’UDB n’oublie pas non plus de dénoncer l’exil forcé de 7 autres personnes innocentes qui sont devenues malgré elles les nouveaux réfugiés politiques à l’intérieur de l’Union européenne. C’est une véritable atteinte aux droits de l’homme et au droit de circuler et de vivre partout en Europe pour les citoyens Marta Rovira, secrétaire générale d’ERC, Carles Puigdemont, président de la Generalitat, Meritxell Serret, ministre de l’Agriculture et de la Pêche, Toni Comin, ministre de la Santé, Lluis Puig, ministre de la Santé, Clara Ponsati, ministre de l’Éducation, Anna Gabriel, député de la CUP, et le chanteur de rap Valtonyc.

Au total, 16 personnes sont privées de leurs droits fondamentaux dans une Europe en contradiction avec le principe des droits de l’homme et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

CM ARKEA

L’UDB apporte son soutien à la volonté d’indépendance du Crédit Mutuel Arkea. Depuis 2014 le CM Arkéa est entré en résistance face à la volonté centralisatrice du ministère de l’Economie qui s’oppose, contre toute logique économique, à une banque régionale qui fonctionne. Malgré la décision du tribunal de Grande Instance de Paris annulant les résolutions adoptées en AG par la Confédération Nationale du Crédit Mutuel, annulation confirmée par la cour d’Appel de Paris. Le ministre de l’économie le 19 juillet 2018, a approuvé ces nouveaux statuts qui font passer la CNCM d’association en société coopérative. Cette réforme, qui était un préalable nécessaire à sa transformation en Etablissement de Crédit, met fin à l’autonomie du CM Arkéa.

Cette décision a rendu inéluctable l’accession à l’indépendance du CM Arkéa afin que celui-ci puisse continuer à mettre en œuvre son modèle bancaire exclusivement tourné vers l’économie réelle et engagé au service de ses territoires.

Il est essentiel de conserver le siège social et les centres de décisions en Bretagne d’y garantir le maintien et le développement de l’emploi.

S’inspirer des bons exemples européens pour démocratiser la société

Malgré des débuts en fanfare et une complicité active des milieux financiers, le macronisme est déjà en crise d’impopularité. François Hollande avait aussi plongé dans les sondages d’opinion après un an de présidence. De quinquennat en quinquennat, les présidents de la République sont de moins en moins populaires. Cette évolution mine la légitimité de la Cinquième République fondée sur la figure de l’homme providentiel et sur un pouvoir centralisé, concentré dans les cabinets présidentiels.

Alors que de moins en moins de citoyens se satisfont de la figure présidentielle, les principes de la démocratie directe suscitent un regain d’intérêt. On voit toutefois de véritables caricatures de démocratie apparaître avec des mouvements dits « antisystèmes » ou « novateurs », qui reposent en réalité sur une illusion de lien direct entre les adhérents et un dirigeant.

La démocratie ne veut continuer à vivre dans les habits mal taillés de la Vème République, pas plus qu’elle ne peut s’incarner dans les mouvements suivistes à la remorque de chefs charismatiques. Une démocratie approfondie suppose à la fois une grande autonomie à la base et l’existence de corps intermédiaires reconnus. La Suisse reste un exemple en raison de son organisation confédérale, mais elle n’est pas la seule référence : l’Allemagne, avec ses 50 % de représentants des salariés dans les conseils d’administration, rappelle que la démocratie peut et doit s’applique aussi dans le fonctionnement de l’économie ; la Grande-Bretagne de son côté a prouvé en 2015 qu’un Etat pouvait accepter de laisser se dérouler un referendum d’autodétermination sur son territoire, en l’absence de conflit armé et dans des conditions démocratiques correctes. Quel contraste avec la gestion jacobine de l’État en France ou avec la répression policière et judiciaire en Catalogne !

En Bretagne, la division imposée de notre peuple, la sous-capacité financière et règlementaire de nos collectivités, la tutelle persistante des organismes d’Etat, sont autant d’anomalies en démocratie et nous empêchent de relever les défis écologiques, sociaux et économiques auxquels d’autres territoires parviennent à répondre en Europe. Tous ces exemples doivent nous inspirer pour construire en Bretagne une société plus autonome et plus démocratique, en obtenant la dévolution de compétences et de leviers fiscaux, en partageant le pouvoir a différentes échelles (région, pays, communes…) et en instaurant une culture de la démocratie dans tous les secteurs de la société.

L’Union démocratique bretonne appelle la gauche dans son ensemble à profiter de la période de recomposition en cours pour travailler sérieusement à l’idée d’une République fédérale, écologique et sociale, qui sortirait du présidentialisme et du centralisme pour partager le pouvoir dans les institutions, dans les territoires et dans les entreprises.