Filière bilingue à l’école publique François-Guillou à Douarnenez : une comptabilité absurde

Partagez
Tweetez
Envoyez
Douarnenez

Nous avons appris via la presse qu’une classe bilingue est menacée de fermeture à l’école François-Guillou de Pouldavid. Alors que les effectifs annoncés sont stables et que cette école a déjà connu une fermeture de classe monolingue il y a deux ans, l’Éducation nationale voudrait préparer la disparition d’une école qu’elle ne s’y prendrait pas autrement. Nous, élus régionaux de l’UDB et députée européenne, très attachés aux services publics de proximité, apportons notre soutien aux parents d’élèves de l’école François-Guillou qui se sont mobilisés et qui se mobiliseront encore pour défendre ce service public primordial pour le quartier.

La logique comptable qui prévaut est absurde. Prendre comme seul critère le nombre d’élèves par école pour définir le nombre de professeurs ne fait que dégrader les conditions de travail. Si on ne prend pas en compte la possibilité de voir des élèves de moins de trois ans s’inscrire à l’école en cours d’année, et qui font donc augmenter les effectifs de base, si on ne prend pas en compte, particulièrement en filière bilingue, que certaines classes sont à multi-niveaux comme cela pourrait être le cas à la rentrée prochaine (4 niveaux dans une classe), alors on a un gros trou dans la raquette et c’est donc la qualité de l’enseignement pour nos enfants qui est réduite malgré l’investissement remarquable des professeurs.

À notre niveau nous agirons auprès des institutions compétentes pour dénoncer cette logique comptable qui fragilise nos écoles, à Douarnenez comme partout ailleurs.

La situation très tendue dans les écoles publiques, l’indécence du traitement de l’éducation par les ministres successifs, posent la question de la volonté et de la capacité de l’État à faire vivre l’enseignement public aujourd’hui, qu’il soit bilingue ou monolingue. Si les élus du territoire étaient en responsabilité en matière d’éducation, ils seraient plus prompts à comprendre le mécontentement et les attentes des familles et des enseignants et à entendre leurs propositions. Comme pour la santé, une politique ambitieuse du service public d’éducation passera par une dévolution de compétences renforcées aux collectivités locales.

Lydie Massard, députée européenne

Gael Briand, Nil Caouissin, Christian Guyonvarc’h, Ana Sohier, membres du Conseil régional de Bretagne

Partagez
Tweetez
Envoyez