Intégrer la vasière du Ter aux plans « algues vertes »

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Le 4 septembre dernier, deux rapporteurs de la Cour des Comptes présentaient aux élus du conseil régional de Bretagne leurs travaux concernant les algues vertes. Parmi leurs recommandations figurait la prise en compte des vasières, aujourd’hui angles morts des plans d’action de l’État (PLAV). Or, justement, le pays de Lorient est concerné puisque la vasière du Ter n’en finit plus d’être envahie par ce fléau vert…

Nous savons que, dans les baies, 90 % des nitrates sont d’origine agricole. Faute d’études, l’incertitude demeure sur les vasières. On peut légitimement penser qu’une des sources de leur concentration sur ce site provient des rejets d’azote dans les rivières du Ter et du Blavet liés à l’élevage intensif. En amont de la rade de Lorient, l’apport d’azote doit donc être réduit et le foncier jouxtant les rivières largement préservé de l’épandage. La reconstitution de talus ne serait pas accessoire non plus pour réduire les fuites d’azote. Mais sur la vasière du Ter plus spécifiquement, on ne peut que s’interroger sur la capacité de la station d’épuration de Kerolay à traiter les eaux usées l’été, notamment lors des dix jours du festival interceltique où le nombre d’habitants décuple.

L’eau doit être considérée comme le fil conducteur écologique de l’action publique. Je demande donc au président de l’agglomération de Lorient, M. Loher, qu’il fasse en sorte que la vasière du Ter fasse partie intégrante des plans de lutte contre la prolifération des algues vertes portés par l’État.

Gael Briand

conseiller régional UDB / Breizh a-gleiz

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