IVG : l’UDB salue une belle avancée pour le droit des femmes, mais qui doit être effective

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À l’instar des autres forces politiques démocratiques, l’UDB salue ce nouvel engagement en faveur des libertés et de l’égalité femme/homme.
Introduire, pour la première fois dans la Constitution d’un État, la « liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse » est une avancée significative qu’il convient de reconnaître à sa juste mesure. Cela vient récompenser le travail de générations de femmes luttant pour la maîtrise de leur corps et de leur vie.
Pour autant, une rédaction plus ambitieuse aurait pu être retenue, celle consacrant un « droit » à l’IVG plutôt qu’une « liberté ». En effet, un droit, c’est une garantie réelle offerte à une personne, à la différence d’une liberté, qui renvoie à l’idée d’une faculté. C’est donc toujours la loi qui déterminera le régime juridique de l’IVG, sans qu’il soit assuré qu’elle ne puisse pas à l’avenir rogner sur cette liberté. Un gouvernement très conservateur au pouvoir pourrait, de ce fait, limiter fortement l’accès à l’avortement, à l’instar de ce qui se passe en Italie.
Pour éviter cet écueil, c’est surtout « l’effectivité et l’égal accès » à l’IVG qu’il aurait mieux valu inscrire dans la Constitution, comme cela avait été voté par l’Assemblée nationale fin 2022 et comme le demandait le Syndicat des avocats de France. Il s’agira dès lors de faire en sorte que l’exercice effectif de cette nouvelle liberté constitutionnellement garantie soit plein et entier.
Avec ce nouveau pas néanmoins majeur effectué ce 4 mars 2024 et dans la lignée du combat de Simone Veil et de toutes celles et ceux qui l’ont poursuivi, l’UDB continuera à défendre l’effectivité de ce droit fondamental des femmes à l’IVG.
Tiphaine SIRET – Co porte-parole Union Démocratique Bretonne
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