Mois des fiertés : la volonté de censure du parti Reconquête à Brest intervient dans un contexte de forte augmentation des violences anti-LGBTQIA+ en France

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Le parti Reconquête d’Eric Zemmour réclame la censure des actions de sensibilisation aux discriminations liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre qui sont programmées dans le réseau des médiathèques de Brest à l’occasion du Mois des fiertés. Pour parvenir à ses fins, ce parti entend exercer une pression morale et physique sur les agents des médiathèques de la ville de Brest. Aucun démocrate n’en sera surpris, l’extrême droite se livrant à une surenchère permanente pour exciter les haines contre les personnes qui ne correspondent pas à son fantasme d’une France uniformément blanche, catholique traditionaliste et hétérosexuelle.

Il est important de situer cette initiative du parti Reconquête dans un contexte qui est bien documenté. En 2024, la gendarmerie et la police nationale ont enregistré plus de 3 000 crimes et délits contre des personnes LGBTQIA+ en France, un nombre trois fois supérieur à celui de 2016. Et selon les enquêtes menées auprès de la population, seules 20 % des victimes de menaces ou de violences anti-LGBT déclarent avoir porté plainte, et même seulement 5 % pour les injures. Or, c’est justement en menant des actions de sensibilisation auprès des jeunes que l’on peut lutter à long terme contre ces discriminations. En militant pour l’interdiction de ces actions, Reconquête expose clairement son projet de société.

Les démocrates de toutes sensibilités politiques qui ont le respect des droits humains chevillés au corps sauront se mobiliser pour que l’intolérable ne devienne pas la norme sociale. Ils se souviendront que l’article premier de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme stipule que « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité ».

Les personnes LGBT+ seraient parmi les premières victimes si l’extrême droite parvenait au pouvoir en 2027, comme le montre ce qu’il se passe déjà dans l’Italie de Georgia Meloni. L’UDB appelle donc les Brestoises et Brestois à participer massivement, le samedi 20 juin (14h, Place Wilson), à la Marche des fiertés, pour apporter leur soutien aux personnes LGBT et dire leur opposition à la progression des idéologies d’extrême droite à Brest, comme ailleurs en France et en Europe.

Pour la section UDB-Pays de Brest,

Christian Guyonvarc’h (conseiller régional de Bretagne) et Fragan Valentin-Leméni (responsable de section)

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