Les 2 musées gérés par CCA ont connu une belle affluence estivale, record même en ce qui concerne le Musée de Pont Aven dont l’exposition sur les sorcières a bénéficié d’une couverture médiatique allant bien au-delà de la région. Un beau succès aussi pour sa première saison du centre d’interprétation « Gauguin, l’atelier du Pouldu ». Ces expositions sont de grande qualité et habitants du secteur, nous pourrions nous en réjouir pleinement s’il n’y avait dans les 3 structures un grand manque : il n’y a aucune ou presque aucune utilisation du Breton, LA langue de celles et ceux que l’on présente au public d’aujourd’hui. Ce n’est pas là une observation marginale : la survie de cette langue ( classée par l’UNESCO comme « langue sérieusement en danger »), souhaitée par la majorité de la population bretonne, est conditionnée entre autres par sa visibilité et la fréquence de son utilisation, parlée ou écrite et en tant qu’acteurs culturels de premier plan, les Musées ont là un rôle fondamental à jouer. La CCA, la commune de Clohars -Carnoët ont signé la Charte « Ya d’ar Brezhoneg » : il appartient maintenant aux élus de se mettre en conformité aux engagements que cela comporte en dégageant les moyens nécessaires à la présentation en Breton des œuvres et métiers présentés (présentation des œuvres en bilingue Français-Breton, possibilité de visite guidée en langue bretonne) . Cela s’est fait ailleurs et en particulier de façon exemplaire à Châteauneuf pour le Musée Sérusier (et aussi au Musée du Sel de Batz sur Mer qu’on prétend pourtant dans les « Pays de Loire » !).
Pour la section UDB Bro an Aven