Peut-on encore nous nourrir et alimenter nos enfants sans les empoisonner ? L’UDB souhaite alerter les habitants et les élus locaux sur les taux de cadmium dans les assiettes

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47% des Français ont un taux de cadmium supérieur au seuil critique et pire, c’est le cas pour un enfant français sur cinq ! Soit bien plus que nos voisins européens ! C’est ce que nous apprenait le 25 mars dernier le rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES). Or la surexposition à ce métal est une cause scientifiquement étayée de risques de cancers du pancréas, du sein, de la vessie, de l’ostéoporose mais aussi de troubles cognitifs… Pourquoi cette situation en France ? A cause de l’amendement des sols depuis plusieurs décennies par des phosphates importés et lourdement chargés en cadmium.

Dès la rentrée 2026, la nouvelle Société brestoise de restauration sera en charge des cantines des écoles publiques de Brest. Cette société publique, fondée par la collectivité début 2025, est administrée par les élus municipaux et métropolitains. L’UDB appelle donc ces élus locaux, ainsi que les conseillers départementaux et régionaux qui sont responsables de l’alimentation des collégiens et lycéens, à se pencher sur le sujet et à adapter les menus, car il faudra du temps pour que les sols soient décontaminés et en attendant les enfants sont en première ligne !

Il nous faut sensibiliser et faire beaucoup mieux connaître les recommandations de l’ANSES. Beaucoup de gens n’en ont pas entendu parler ! Pour baisser les expositions au cadmium, il faut réduire la consommation de denrées sucrées et salées à base de blé, telles que les céréales du petit-déjeuner, gâteaux, biscuits, pâtes, et bien sûr le pain et les pommes de terre, et les remplacer par davantage de légumineuses (lentilles, pois, haricots), tout en variant les sources d’approvisionnement.

L’Union démocratique Bretonne (UDB) rappelle l’urgence sanitaire à changer de modèle agricole, d’une production intensive à une production qui prenne en compte toutes les déterminants de notre santé. La responsabilité ne peut donc pas peser exclusivement sur les consommateurs clairement impuissants à se protéger. Il faut un changement de cap agricole rapide. Nous attendons avec intérêt et espoir l’examen prochain d’une proposition de loi « visant à réduire les risques sanitaires liés aux contaminations au cadmium dans l’alimentation », prévu le 12 juin prochain, dans la foulée de la journée mondiale de l’environnement. Nous invitons les Brestoises et Brestois à manifester leur volonté collective de changement, par exemple en signant une des pétitions citoyennes lancées auprès de l’Assemblée Nationale. Il est urgent de réguler la contamination des sols agricoles en France contaminés par l’usage agricole massif des engrais minéraux phosphatés importés.

La section UDB – Pays de Brest (brobrest@udb.bzh)

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