Pour la libération des militants indépendantistes kanaks déportés en métropole

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Après avoir tenté d’imposer une réforme du corps électoral en Nouvelle-Calédonie dont la conséquence aurait été d’installer définitivement le peuple kanak dans une position de peuple minoritaire dans son propre pays, l’État français persiste et signe en arrêtant sept militants indépendantistes kanaks. A cette fuite en avant dans une stratégie de la confrontation qui est aussi dangereuse qu’irresponsable, le pouvoir jacobin ajoute un acte d’humiliation en déportant ces sept personnes en métropole. En agissant de la sorte, l’État français reproduit le schéma de répression qu’il avait appliqué aux leaders indépendantistes des colonies d’Afrique dans les années 1950.

Cet éloignement empêche également le maintien des liens familiaux qui est un droit fondamental aussi bien pour les personnes détenues que pour leurs proches, droit consacré par la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme.

L’État français n’aura donc rien appris de l’Histoire. Depuis un siècle et demi, l’État français a fait de la Nouvelle-Calédonie une colonie de peuplement, à l’instar de l’Algérie entre 1830 et le milieu du 20ème siècle.

Cette politique néo-coloniale appliquée aujourd’hui au peuple kanak n’est pas seulement condamnable moralement et politiquement, elle conduit à une impasse. Car elle ne peut que rallumer les braises de la révolte et rendre encore plus difficile la construction d’une solution qui permettra à la fois au peuple kanak d’exercer le droit à l’autodétermination que la charte des Nations Unies lui reconnaît et de trouver un mode de relation apaisé avec la France.

L’UDB appelle à la libération immédiate des militants kanaks qui ont été emprisonnés et à leur rapatriement dans leur pays.

Tifenn SIRET & Pierre-Emmanuel MARAIS

Porte-paroles de l’Union Démocratique Bretonne

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