Devant le projet de suppressions de 27 classes dans le département, dont 9 (le tiers !) dans le ressort de CCA et de Quimperlé Communauté, la section Bro an Aven de l’UDB s’insurge contre le maintien d’une froide logique comptable qui ne profite pas d’une baisse démographique pour améliorer les taux d’encadrement des jeunes élèves (encore cette baisse démographique n’est elle pas réelle partout puisque des communes en pleine expansion sont aussi touchées).
Nous observons que l’enseignement bilingue breton-français est fortement touché puisque 5 fermetures sont programmées dans le département. Le Finistère a pourtant depuis de nombreuses années une bonne dynamique pour l’enseignement bilingue et nous souhaitons voir cette dynamique se poursuivre, en ouvrant autant de nouvelles filières bilingues que possible, et en maintenant de bonnes conditions d’enseignement dans les filières existantes. A Tremeven en particulier, nous dénonçons une fermeture de classe bilingue, alors que les effectifs prévisionnels pour la rentrée prochaine sont en hausse, et nous apportons tout notre soutien aux parents d’élèves qui se battent pour conserver les quatre classes bilingues de l’école Yann-Fañch Kemener.
Le constat de ces fermetures permet de tordre le cou au mythe jacobin selon lequel l’enseignement bilingue entraînerait des fermetures monolingues systématiques. Le cas de Saint-Yvi est éclairant à ce sujet : tout était prêt pour une ouverture bilingue en maternelle à la rentrée 2024 ; cela ne s’est pas fait faute d’inscriptions alors que de premiers sondages étaient encourageants. Voilà le résultat d’un lobbying particulièrement maladroit : il n’y a pas eu d’ouverture bilingue et aujourd’hui on programme une fermeture monolingue en maternelle dans la commune qui a connu la plus forte expansion démographique ces dernières années dans le secteur.
LANGUE DE LA REPUBLIQUE, QUAND TU LES TIENS…
UDB Bro Bro an Aven