Soutien à 5 militants alsaciens !

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Le 30 juillet 2022, le tour de France féminin passait au Markstein. La « région » Grand Est avait alors saisi l’occasion pour intégrer la caravane publicitaire et diffuser massivement sa propagande lors des étapes alsaciennes, dans le cadre de sa stratégie de création ex-nihilo d’une identité « Grandestienne » pour laquelle elle a déjà mobilisé des millions d’euros d’argent public.

Quatre jeunes autonomistes – Laurent, Maxence, Elisa et Franz-, tous membres actifs d’Unser Land et très impliqués dans notre mouvement, ont pris l’initiative personnelle de monter une action pour signifier à la région Grand Est que cette propagande était une provocation dans cette Alsace qui a été annexée de force à cette « région » en 2014 et qui demande depuis lors sans cesse à retrouver ses institutions.

Alors qu’elle traversait le village d’Oderen, ces militants ont aspergé de peinture la caravane du Grand Est.

Si ce mode d’action est contraire à notre charte et si à aucun moment, Unser Land n’a été au courant ou impliqué dans cette action, au vu du contexte, on peut toutefois comprendre le geste de nos militants.

En tout cas, le message a été reçu et il faut croire que des ordres ont été donnés en haut lieu pour que les auteurs de cette action soient retrouvés. Exploitation de la vidéo surveillance, relevés téléphoniques, enquête de voisinage, analyse de la peinture, tapissage photographique… c’est un dispositif digne d’une enquête criminelle que la gendarmerie a mis en place pour retrouver les auteurs. Après plus d’un an d’enquête, un dossier de près de 600 pages a été constitué.

Le 23 mai 2023, quatre équipages de gendarmerie se sont rendus au petit matin chez nos amis et ont procédé à une perquisition des domiciles. Maxence a été emmené menotté par les gendarmes. En tout une vingtaine de gendarmes ont été mobilisés pour cette opération. Nos amis ont été placés en garde à vue et soumis à un interrogatoire.

Ayant reconnu les faits, Laurent, Maxence, Elisa et Franz ont été inculpés pour dégradations et pour avoir exposé directement autrui à un risque immédiat de mort (!) ou une infirmité permanente. Morgane, qui n’était pas impliquée dans l’action, a évidemment clamé son innocence mais a été malgré tout inculpée.

L’affaire devait être jugée en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC). Dans le cadre de cette procédure, le procureur de la République a réclamé une peine de prison de 6 mois avec sursis, un stage de citoyenneté ainsi que la réparation des dommages estimés à plus de 20.000 EUR. Une peine assurément démesurée pour un simple pot de peinture.

La débauche de moyens mis en œuvre pour l’enquête, la qualification totalement exagérée des faits et les peines disproportionnées requises par le procureur de la République, démontrent une volonté claire de s’en prendre au mouvement alsacien et de chercher à le museler. A l’heure où les problèmes de sécurité quotidienne et de terrorisme sont réels dans ce pays, l’Etat français préfère faire la guerre aux Alsaciens plutôt que de répondre aux attentes des citoyens en matière de démocratie et de sécurité. Dont acte.

Contre toute attente, le juge a refusé d’homologuer la peine proposée par le procureur, estimant que cette action politique devait être jugée solennellement et en public par le tribunal correctionnel de Mulhouse. C’est donc maintenant une affaire politique.

C’est la raison pour laquelle j’appelle l’ensemble de nos membres, militants et sympathisants de la cause alsacienne à démontrer en ces circonstances leur solidarité pleine et entière envers nos amis. Lorsque l’on touche à nos militants, on touche à toute l’Alsace. Et cela, nous devons le faire savoir.

Aussi, je vous invite à vous rendre ce mercredi 15 novembre à 08h00 devant le tribunal de grande instance de Mulhouse (21 avenue Robert Schuman). Nous assisterons à l’audience qui devrait commencer à 08h30 puis nous nous rassemblerons sur le parvis du tribunal.

Il est probable que nos amis soient condamnés à verser d’importants dommages et intérêts et à régler les frais de justice, soit près de 30.000 EUR, une somme énorme pour ces jeunes militants qui ont des moyens modestes.

Aussi, je vous invite à témoigner concrètement de votre solidarité en faisant des promesses de dons afin de couvrir les frais de justice. A cette fin, nous venons d’ouvrir cette cagnotte en ligne.

Parlant de la France après 1945, Germain Muller avait dit « Ils auraient dû nous demander pardon, ils nous ont punis. ». L’histoire se répète, mais les temps ont changé. Cette fois-ci, nous ne courberons pas l’échine.

Jean-Georges Trouillet

Président

UNSER LAND

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