UDB Yaouank : Pour la Bretagne, le RN c’est la mort

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Imaginez une Bretagne dans laquelle on ne peut plus s’appeler Goulven, Katell ou Nolwenn, et inscrire son enfant en école bilingue. Imaginez une Bretagne qui n’a plus aucune existence administrative. Une Bretagne où l’on ne peut plus arborer fièrement un Gwenn-ha-Du. Où la spéculation immobilière s’accélère sans entraves, où nos agriculteurs restent livrés à un système ne leur garantissant aucun revenu minimum, où les petits hôpitaux ruraux continuent d’agoniser. Cette Bretagne, c’est celle rêvée par le Rassemblement National.

Le parti d’extrême-droite souhaite en effet la suppression des régions administratives, sans lesquelles nous ne pourrons plus promouvoir nos cultures et nos langues minoritaires. Ils sont aussi contre l’apprentissage du breton à l’école et l’ont prouvé par leurs votes à l’Assemblée nationale et au Parlement européen. Le seul héritage qu’ils mettent en avant est un récit national jacobin et fantasmé dans lequel nous, les Bretonnes et les Bretons, n’existons pas. Pas plus que les Corses ou les Kanaks, dont les perspectives d’autonomie seraient réduites à néant. Bien que très bons sur TikTok, ils n’ont aucune réponse à apporter aux difficultés de la jeunesse bretonne. Il est d’ailleurs assez piquant de constater qu’en langue bretonne, « bardellañ » ne veut pas dire autre chose que « raconter des boniments » ! La précarité, le climat, le logement, le RN n’y répondra pas. Sauf peut-être à coup de matraques et en réprimant les minorités sexuelles, racisées ou religieuses.

Nous, jeunes de l’Union Démocratique Bretonne, avons d’autres rêves. Dans une Bretagne reconnue pour son identité ouverte et sa solidarité exceptionnelle, ce serait un non-sens que de porter l’extrême-droite au pouvoir. L’exception bretonne existe toujours, et ici plus qu’ailleurs, on pense que c’est à l’échelle des régions historiques que se trouvent les solutions.

L’autonomie des régions au sein d’un système fédéral, avec la mise en place de référendums d’initiative citoyenne, déjà défendus par les Gilets jaunes, est ce qui nous permettra de décider des politiques menées localement. Quand le RN refuse de geler les loyers, à l’UDB jeunes nous leur opposons un statut de résident principal, qui conditionnerait l’achat d’un logement à un an de présence sur le territoire. Quand l’extrême-droite refuse de baisser la TVA sur les transports en commun, nous proposons leur gratuité et l’expérimentation d’un permis à un euro pour tous les jeunes de moins de 25 ans. Quand ces ennemis de la Bretagne crachent sur nos langues, nous exigeons leur co-officialité.

Car la France ira mieux le jour où elle reconnaîtra la diversité de ses territoires. Edwy Plenel ne disait pas autre chose lors de sa venue en Bretagne pour les 60 ans de l’UDB : « Cette bataille que vous pensez autour de l’identité plurielle, dynamique, c’est l’imaginaire dont nous avons besoin. De ce point de vue, la Bretagne est l’avenir de la France. Ce sentiment d’être à part, loin d’être une lamentation, c’est une promesse d’avenir ». Cette originalité est un rempart qui les rend fous. Ne laissons pas leur marée brune venir souiller notre péninsule.

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